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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:36

(premier extrait)

Comme je vous l’ai raconté, notre petit nid de la rue Jean Jaurès s’était révélé au fil des mois moins confortable et agréable que nous ne l’avions espéré et, juste après la naissance de votre papa, nous avions pris la décision de faire une demande de logement à l’office des HLM.

Certes, vivre dans une cité populaire en béton ne nous semblait pas forcément la solution idéale ; toutefois, trouver un logement satisfaisant en ville était assez improbable et nous n’avions même pas la moitié d’un franc d’économie pour pouvoir nous lancer dans l’achat ou la construction d’une maison. « Faute de grives on mange des merles » dit-on : à défaut d’idéal nous nous étions rabattus sur un habitat fonctionnel à moindre coût.

Les constructions (sociales) de cette époque présentaient l’avantage d’être spacieuses, rationnelles et bien équipées pour un loyer modique. Et puis, pour nous qui étions alors proches de la mouvance communiste, nous immerger au milieu des ‘prolos’ (ouvriers modestes) et des immigrés portugais ou maghrébins nous semblait une démarche en parfait accord avec nos idées.

Ce fut malgré tout en totale ignorance de ce qui nous attendait que nous avions signé car, avec l’office des HLM, pas question de faire les difficiles, pas question non plus de bénéficier d’une visite préalable. Bon, nous avions quand même une vague idée puisque la mère de votre grand-père vivait en HLM ; dans mon imaginaire ce serait donc « comme chez Liliane mais en plus neuf » ; et cela me convenait !

En l’espace d’un week end, avec l’aide efficace des copains et les conseils à ne pas forcément suivre de ma mère, nous avions pris possession de notre nouveau domaine ; il nous restait à découvrir ‘l’âme de la cité’, la faune du béton … et ce ne fut pas triste !

Il ne fut toutefois pas toujours facile de supporter les décibels excessifs des musiques contradictoires qui jaillissaient des balcons : un militaire, deux africains, trois portugais, quatre marocains, ou vice-versa : au beau milieu du square cela réalisait une cacophonie à la limite du recevable.

Pour le reste, et pour le ‘fun’ : les ado-mâles qui faisaient pétarader leurs mobylettes pour épater les filles, les ado-minettes qui, toutes mini-jupes dehors, pouffaient au son de leurs transistors, les bambins qui se tapaient dessus à coup de pelles et de seaux en plastique dans le bac à sable et les mamans qui s’eng… pour tout et rien…

La douce vie de la zone, en fait !

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Published by chezsimone
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commentaires

arielle textes et poésies 21/03/2016 14:34

la suite ! ton histoire est bien menée...
bon ap midi
arielle

simone L.V. 21/03/2016 15:18

La suite? bien sûr! mais ce sera pour mercredi: eh! un peu de suspens c'est mieux!
et merci pour ton appréciation; cela me donne envie de ne pas 'lâcher le morceaux'
Bises; Simone

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