Un poème de ma soeur, Hélène Buscail
S’arracher au néant de nos vies étriquées,
Flotter, vers l’infini, au-dessus du brouillard,
Ouvrir plus grand les yeux, croiser d’autres regards,
Y lire d’autres mondes et d’autres certitudes,
Inventer des chemins loin de nos habitudes,
Goûter, modestement, le simple bonheur d’être !
Briser le lourd carcan de trop de certitudes,
Chercher de nouveaux mots, oser tous les « pourquoi ? »,
Ouvrir, enfin, les mains et vider nos armoires
De leurs pauvres richesses, garde-fous dérisoires,
Trouver de nouveaux pas, oser la peur du vide
Pour ne plus s’accrocher qu’au simple bonheur d’être !
Arrachés au néant d’une vie d’habitudes,
Courir vers l’infini, rêver des jours de trêve,
Eclore à des aurores plus pures que nos rêves,
S’accepter différents, oser enfin l’amour,
Redécouvrir l’urgence de vivre chaque jour,
Savourer le partage du simple bonheur d’être !
Certitudes,
Habitudes
Et peur de l’inconnu,
Briser toute coquille,
Repousser les ténèbres,
Libérés,
Fraternels,
Etonnés, éblouis !
Clamer insolemment l’infini bonheur d’être !