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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 14:11

Un poème de ma soeur, Hélène Buscail

 

S’arracher au néant de nos vies étriquées,

Flotter, vers l’infini, au-dessus du brouillard,

Ouvrir plus grand les yeux, croiser d’autres regards,

Y lire d’autres mondes et d’autres certitudes,

Inventer des chemins loin de nos habitudes,

Goûter, modestement, le simple bonheur d’être !

 

Briser le lourd carcan de trop de certitudes,

Chercher de nouveaux mots, oser tous les « pourquoi ? »,

Ouvrir, enfin, les mains et vider nos armoires

De leurs pauvres richesses, garde-fous dérisoires,

Trouver de nouveaux pas, oser la peur du vide

Pour ne plus s’accrocher qu’au simple bonheur d’être !

 

Arrachés au néant d’une vie d’habitudes,

Courir vers l’infini, rêver des jours de trêve,

Eclore à des aurores plus pures que nos rêves,

S’accepter différents, oser enfin l’amour,

Redécouvrir l’urgence de vivre chaque jour,

Savourer le partage du simple bonheur d’être !

 

                            Certitudes,

                                            Habitudes

                                                            Et peur de l’inconnu,

 

                          Briser toute coquille,

                                                      Repousser les ténèbres,

 

                         Libérés,

                                      Fraternels,

                                                     Etonnés, éblouis !

 

Clamer insolemment l’infini bonheur d’être !

Par chezsimone - Publié dans : Poésie
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Samedi 5 mai 2012 6 05 /05 /Mai /2012 13:26

Quel drôle de temps avons-nous depuis le début de l'année!!!

C'est bien ceci, n'est-ce pas, que vous pensez

en vous irritant un peu de ne plus savoir 'comment vous habiller'

pour ne plus avoir trop chaud un jour, trop froid le lendemain ...

Mais, n'avez-vous pas la mémoire un peu courte?

Souvenez-vous donc de l'an passé:

L'été en Avril, l'automne en Juillet ...

Mais si!!!

D'ailleur, mi-août, par un jour de grand soleil inespéré,

j'avais écrit ce 'texte de lamentations':

 

Pensées sans grande profondeur d’un jour de chaleur que l’on n’attendait plus

 

En mai j’ai pioché dans ma garde-robe de l’an passé pour affronter un passage de chaleur inhabituel et soudain que je ne croyais être que passager ; bilan : j’étais attristée de ne pas avoir ne serait-ce qu’une jolie petite robe toute neuve à étrenner !

 

En juin j’ai ressorti mon jean usagé pour faire face à un assaut de froidure impromptu et que je voulais éphémère ; bilan : j’étais consternée de ne pas ressentir le doux frémissement d’une envie d’emplettes estivales !

 

En juillet j’ai arboré pour la première fois mon nouveau pull bleu acheté au printemps mais relégué dans le deuxième tiroir parce que déjà trop chaud pour un avril hors normes ; bilan : j’étais résignée à bouder les soldes !

 

Et là, mi-août, on dirait que la ‘belle saison’ se décide enfin à sourire mais, comme les collections d’automne fleurissent déjà dans les magasins, il est trop tard pour acheter ; bilan : je suis fort irritée par cet été raté !

 

J’aurai passé ces mois à me satisfaire par défaut de tous mes déjà vus et déjà portés de l’an passé …

Et le seul bilan qui puisse me consoler c’est que j’aurai fait des économies à défaut de refaire mon vestiaire !

 

Je sais :

il y a beaucoup plus important que le temps à contretemps et les fringues à contre saison dans la vie !

Mais

le doux rayon de lumière dans le cœur d’une mamie

quand ses petites princesses la gratifie d’un « t’es trop jolie ! » ?

J’aurai bien aimé ce doux compliment pour un bilan : ‘plus belle la vie ensoleillée’ !

 

Alors?

"Ben oui, ma bonne dame: les temps ne sont plus ce qu'ils étaient et y'a plus de saison!!!"

Alors?

Alors ... souris quand même car:

"La vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie!!!" (merci A. Souchon)

 

Sourire


Par chezsimone - Publié dans : Mes petits textes
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Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 16:02

Je ne suis pas la seule, et de loin, à avoir eu des relations un peu délicates avec ma mère,

Je ne suis pas la seule, Dieu merci, à avoir éprouvé le désir, le besoin de faire ce chemin de 'retrouvailles',

A tenter de dire avec mes simples mots mais d'un coeur sincère,

'Maman, je veux t'aimer ... quel qu'ait pu être notre histoire passée'

 

Martine, l'une de mes plus fidèles 'visiteuses' m'a confié ce poème

Qu'elle avait écrit en 2009 et signé sous le pseudo d'Eglantine;

Je le trouve magnifique et tellement touchant que ne peux que vous le faire découvrir ...

Et je sais bien, Martine, que tu ne m'en voudras pas de dévoiler ainsi ta belle âme!

 

 

bouquet pour le fête des mères 005

 

Je voudrais vous promettre Maman

D’être toujours bien sage comme une image

Mais toutes les images sont-elles si sages ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De ne jamais parler à un inconnu

Mais de père inconnu ne suis-je pas issue ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De ne rien demander sans dire « s’il-vous-plait »

Mais avez-vous pensé que cela me plairait ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De bien réussir ce que vous avez raté

Mais est-ce vraiment cela que vous souhaitez ?

 

Je voudrais vous promettre Maman

De chagrin de ne pas vous faire mourir

Mais s’il-vous-plait pourrais-je vous désobéir ?

 

Je promets Maman de ne rien vous promettre

Je ne veux ni mentir, ni me compromettre

Comprenez que je ne veuille pas paraître

Acceptez que je sois celle que je veux être

Ainsi un jour nous nous aimerons peut-être

 


Par chezsimone - Publié dans : Poésie
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 14:44

Un texte que j'avais précedemment intitulé plus simplement "Pardon"

Mais j'ai senti qu'il y avait plus: la reconnaissance d'un amour maternel bien réel et que je n'avais pas su voir, l'aveu d'un amour filial bien sincère et que je n'osais dire,

L'envie de vivre le temps présent pleinement unies ... et d'oublier les opposistions passées.

 

Capture Maman

 

Pourrais-je un jour faire le pas

Saurais-je enfin tendre mon cœur

Gommer tes coups et mes éclats

Vaincre mes rages et tes pleurs ?

 

Pourrais-je un soir t’ouvrir mes bras

Saurais-je taire mes rancœurs

Avant que dans tes derniers draps

Tu me dises que c’est ton heure ?

 

Je t’ai cherchée sur mon chemin

Mais j’ai évité tes sentiers

J’avais trop peur que mon destin

Te soit à jamais aliéné.

 

Je me rêvais une autre histoire

Où je me croyais mieux choyée

Je ne gardais dans ma mémoire

Que les épisodes blessés.

 

Je t’ai reproché mes méprises

Et j’ai cru devoir habiller

Mon enfance en des blouses grises

Maladroite j’ai tout cassé !

 

Lorsque je vois tes cheveux blancs

S’attrister sur ton corps usé

Mon âme saigne mes tourments

De n’avoir appris à t’aimer.

 

Ce soir j’ai ouvert la fenêtre

Pour écouter pleurer ton cœur

Ce soir j’ai croisé le peut-être

Du grand pardon pour mon bonheur.

 

Il me suffirait de vouloir

Oser le faire simplement :

Venir auprès de toi m’asseoir

Te dire enfin tu es Maman !

Par chezsimone - Publié dans : Poésie
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 14:42

Mon amie blogueuse, Martine, vient de publier un très tendre poème 'tout rose'

"à toutes les jeunes filles devenues très tôt, trop tôt Maman"

Elle l'a intitulé délicatement: "Repeindre la vie"

je vous invite à aller le découvrir sur son blog:

quaidesrimes.over-blog.com/

 

l'un de ses vers

"Tu es un bonbon rose"

m'a interpelée, rappelé qu'il y a déjà quelques années,

bientôt dix déjà,

j'avais écrit un poème-bonbon en contemplant ma petite fille Manon ...

 

Pour toi, Martine,

Pour toutes les jeunes Maman

Et pour le bonheur des grands mères,

le voici:

 

Capture Manon BB

 

Manon, poupon,

Tu reposes tranquille

Et l’on croit que tu dors …

Mais peut-être a-t-on tort ?

Je vois tes yeux qui cillent !

 

Manon, bouchon,

Pourquoi cette colère ?

Je crois que tu abuses

En réclamant, ma muse

Le doux sein de ta mère !

 

Manon, chiffon,

Tu gigotes et envois

Bonnet et couvertures

Bien loin de ta figure …

Vivre à l’air est ton choix !

 

Manon, trognon,

Quelle jolie grimace !

Petit clown déjà

Tu tiens bien de la place

Au creux de la maison …

 

Comme un bonbon,

Manon !

Par chezsimone - Publié dans : Poésie
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