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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:09

Galette des Rois

 

 

 

  Le premier dimanche de janvier, on tire les rois, on couronne pour un jour celui qui a trouvé la fève dans sa galette. Mais d'où vient cette coutume ? Et d'où vient le mot fève pour un petit objet qui n'en a ni la forme ni la consistance ?

 Le premier dimanche de janvier, jour des rois

Les magasins commencent à proposer des galettes des rois dès la mi-décembre. Autrefois, ce fameux gâteau ne se partageait et ne se mangeait que le premier dimanche de janvier, jour anniversaire de l'adoration des Rois mages devant l'enfant Jésus, dans la crèche. Fêter les rois c'était se souvenir de ces rois d'il y a deux mille ans et de leur longue marche depuis la Perse.

De quand date la galette ?  

 On ne sait pas au juste depuis combien de temps existe la galette des rois. Au moins depuis 1311, car elle est évoquée cette année-là dans un texte rédigé à Amiens. Elle a la forme ronde du soleil, puisque Jésus est décrit comme la lumière de Dieu donnée aux hommes. On devenait roi ou reine d'un jour, la fève et la galette étant en quelque sorte le dernier cadeau du cycle de Noël, depuis le début de l'Avent jusqu'à l'Épiphanie.

 Et la fève ?

 Si elle porte ce nom, c'est parce qu'on plaçait à l'origine une véritable fève, un haricot blanc ou un pois chiche dans le gâteau. Les premières fèves en porcelaine ne sont apparues qu'après le Second Empire, en 1875. Au départ, elles étaient fabriquées selon des modèles en nombre restreint, évoquant la chance (trèfle, fer à cheval), la richesse (voiture), l'amour (roi ou dame de cœur), le pouvoir (reine, couronne, château) ou, bien sûr, la vertu (Enfant Jésus). À partir des années 1960, les formes, les motifs, les couleurs et les matières se sont multipliées à tel point que tout est possible ! L'imagination est laissée libre et des collectionneurs rassemblent désormais des milliers de figurines différentes.
Enfin, la fève n'était pas autrefois cachée dans la galette mais dans un sac où l'on mélangeait par exemple un haricot noir ou rouge au milieu de haricots blancs, autant au total que de personnes présentes. C'était, comme aujourd'hui, un enfant qui " tirait les rois " : il plongeait la main dans le sac et sortait un par un les haricots du sac en nommant les convives. Lorsqu'il sortait la fève noire ou rouge, on s'écriait " Vive le roi ! " et on fêtait tout le jour celui que le sort avait désigné. Le gâteau n'était partagé qu'ensuite.

 

La part du pauvre 

On dit souvent qu'il faut découper la galette en prévoyant une part de plus qu'il n'y a de convives : c'est la fameuse " part du pauvre ". Autrefois en effet, les plus malheureux allaient ce jour-là de porte en porte demander " La petite part, La petite bouchée, La part du Bon Dieu, Pour l'amour de Dieu ". Gare à celui qui ne voulait rien offrir ! Les quêteurs chantaient férocement :

 " Si vous ne voulez rien nous donner,
Nous irons au jouc aux poules,
Nous prendrons tous vos chapons. "
(Poitou)
En revanche, les pauvres chantaient un remerciement s'ils étaient bien reçus :
" Salut à Messieurs et Dames d'honneur,
Je vous donne le bonsoir de grand cœur,
Divertissez-vous bien dedans ce saint jour. "

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Published by chezsimone - dans Mes petits textes
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commentaires

HELENE B 06/01/2013 10:30


Merci, Simone, pour ce rappel de la tradition. Moi non plus, je n'aime pas voir arriver les galettes dès le mois de décembre. C'est si bon de partager des moments qui ont encore du sens, sans que
cela soit un simple geste de consommateur piégé pas les marchants !


Merci aussi pour ce rappel de notre délicieuse... grand-mère

chezsimone 06/01/2013 13:59



Alors, en ce jour 'J' pour 'la galette' ... eh ben! même si tu es seule autorise-toi, si le coeur t'en dis, à marquer la symbolique de l'évènement en glissant une fève de récupération ou un joli
bouton dans ta tranche de pain, partage la en deux et joue à savoir qui de toi ou du 'pauvre' sera le Roi! Bonne fin de journée et bisous; Simone



Crépusculine 03/01/2013 20:50


J'aime la galette, avec du beurre dedans, quand elle est bien faite la la lère 


Tu fais bien de nous remémorer l'historique de cet  évènement, c'est instructif. Quant à la part du pauvre, c'est une belle leçon de vie. Bonne soirée Simone bisous

chezsimone 04/01/2013 14:30



Merci à toi de me remémorer cette chanson que ma Grand mère faisait retentir dans la maison quand elle confectionnait ses gâteaux ... un agréable souvenir! La 'part du pauvre' aussi, c'était 'son
truc': lors de nos repas de famille elle mettait toujours une assiete 'en plus' pour le pauvre ou l'invité inattendu; du coup j'ai appris à mes petites filles à ne jamais 'dévorer' tout leur
goûter, 'au cas où'; une façon de leur ouvrir le coeur à cette 'misère' dont elles sont préservées! ... et cette part qui reste souvent sans être donnée, elles la mettent dans un papier allu pour
l'offrir à leur maman; c'est plutôt joli!!! Bientôt le week end, qu'il te soir agréable; Simone



Martine Eglantine 02/01/2013 19:55


Je ne savais pas tout cela. Merci beaucoup. J'aime bien la galette à la frangipane et j'ai une crèche mas provencal avec des fèves comme santons. Bisous

chezsimone 03/01/2013 13:31



J'aime bien de temps à autre aller à la recherche d'infos plus détaillées sur les coutumes et évènements de la vie ... avec Internet, c'est assez facile! Et j'aime aussi partager mes découvertes.


Ma crèche est assez traditionnelle parce qu'elle est, pour moi, une manière de 'dire' ma foi et mon appartenance religieuse; mais toutes les crèches, même les plus 'profanes' peuvent être belles
et significatives de cette envie de 'marquer' Noël ... Je suis certaine que Ta crèche provençale est magnifique!


Bon début d'année et bisous; Simone



flipperine 02/01/2013 18:40


ce n'est pas normal d'en voir avant il n'y a plus de charme et nous on la mangera à l'épiphanie

chezsimone 03/01/2013 13:23



Je suis entièrement d'accord avec toi: proposer ces galettes( normalement destinée à 'fêter les Rois', c'est à dire d'une certaine façon 'faire mémoire' d'un évènement relaté par la religion
chrétienne) dès la mi décembre n'a plus aucun sens et encore moins de charme! Ce qui fait la 'beauté' d'une coutume, c'est son caractère 'exceptionnel', c'est qu'elle soit vécue Une seule fois et
pour une raison précise. J'en profite pour te souhaiter une belle année 2013. Simone



Arielle 02/01/2013 15:35


je t'imagine bien garder toujours une part pour le pauvre !


généreuse Simone, passe une bonne journée


arielle

chezsimone 03/01/2013 13:17



C'est depuis ma plus jeune enfance que j'ai été habituée à cette belle 'coutume' = Lorsque nous faisions des repas en famille ma Grand mère maternelle mettais toujours une assiette en plus,
l'assiette du pauvre ou du visiteur inattendu! Bon début d'année et bises; Simone



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