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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 11:36

Pour accueillir le printemps, même s'il se fait bien timide ce matin, je vous propose mon petit moineau des îles; un histoire vécue!

 

C’était à la Martinique.

Nous étions arrivés la veille en fin de soirée. L’excitation du voyage, la chaleur, les bruits inhabituels avaient hachuré notre nuit et, bien qu’il soit encore très tôt, l’aurore pointait déjà ; c’est étrange d’être réveillé à six heures du matin pendant les vacances !

Nous décidâmes de prendre notre premier petit déjeuner sur la terrasse et j’ouvris la porte-fenêtre …

Et là, à l’angle, perché sur la balustrade, un petit moineau nous épiait.

Ce n’était pas un chatoyant colibri, fierté des Caraïbes, ce n’était pas non plus un de ces majestueux oiseaux au pelage de geai cousin de nos corbeaux ; c’était un petit ‘piaf’ tout rond, tout gris, avec un bec et des pattes marrons … un simple ‘moineau des îles.

Il nous regardait tranquillement, nullement effarouché par nos mouvements vifs ; il a lancé quelques trilles puis s’est mis à aller et venir sur la barre en s’ébrouant.

Yann a pris un morceau de biscotte et s’est approché ; l’oiseau s’est éloigné mais, très vite, il est revenu chercher les miettes que nos lui proposions … Il s’est à nouveau invité le soir, à l’heure du dîner et semblait nous dire : « Donnez-moi des miettes ! » ; Yann lui a offert quelques bouchées de pain …

Le petit ‘moineau de îles’ venait de nous apprivoiser et nous l’avons adopté !

 

Chaque jour, à l’heure des repas, il venait ; il ne s’envolait plus à notre approche, il chantait en attendant ses miettes de pain qu’il dégustait visiblement satisfait avant de prendre quelques gouttes d’eau dans la soucoupe qu’il nous avait semblé agréable de lui consacrer pour compléter son repas.

Quelques temps après, un soir où nous nous étions attardés à consulter la carte après avoir mis le couvert, il a osé ! Il est venu sur la table et s’est servi tout seul … un morceau de jambon. Lorsque nous sommes sorti, il est resté et nous a regardés en agitant ses ailes de plaisir.

Nous aurions pu le chasser : « Vilain chapardeur ! » Mais nous l’avons regardé avec tendresse : « Gentil petit moineau de îles, merci de ‘faire comme chez toi’ pour sceller notre amitié ! »

 

A la fin du séjour, lorsqu’il a fallu boucler nos valises, Yann est allé sur la terrasse une dernière fois ; il a posé sur la table vide quelques miettes de pain et un morceau de jambon ; il a scruté le ciel et a dit, nostalgique : « Je vais le regretter, mon copain des îles ! »

 

A présent, quand je dépose mes restes de pains en miettes sur ma pelouse et que je contemple les oiseaux qui les picorent en pépiant, je ne peux m’empêcher de repenser à notre petit compagnon, notre ‘moineau des îles’ !

 

L'enfant et l'oiseau-copie-1

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 08:51

 

Pour le défi 141 des croqueurs de mots (poésie du jeudi)

 Avec Enriqueta, retournons dans les vieux pots ... pour aujourd'hui je suis tombée dans celui de Jill Bill

 

Laissez-moi vous narrer

En des vers libérés

De prosodie stylée

Comment l’on peut chanter

Chez le chocolatier :

 

Le dessert préféré de mes petites filles

C’est un Kinder Bueno

Et c’est bien volontiers que j’aiguise leurs papilles ;

 

Mais aujourd’hui c’est fête alors j’ai décidé

D’emmener leurs mirettes choisir un bon gâteau

Chez mon pâtissier-chocolatier.

 

Symphonie en robe noire d’une génoise pralinée

Ornée d’une blanche clé de sol

Tout en chocolat travaillé pour mieux nous faire saliver ;

 

Opéra crème au beurre alliant avec délicatesse

Un duo noir et ocre

De chocolat fondant sur un biscuit finesse ;

 

La tarte au chocolat nappée de sa meringue

Tout en rondeur suggère

Une envie de chanter dingue.

 

Soudain levant les bras tel un maestro endiablé

Bien mieux qu’un ‘pique nique douille’

L’enfant pour faire son choix se mit à entonner :

 

Pom, pom, pom, pom ! Ce sera toi !

Pom, pom, pom, pom ! Qui est pour moi !

Pom, pom, pom, pom  … Le  doigt s’arrête !

 

De ses yeux chocolats tout comme son gâteau

Jaillit la mélodie d’un bonheur pur et simple :

Un régal pour bientôt !

 

a98a508c'extra

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 08:18

Le prénom de ce mercredi pour la cour de récrée de Jill Bill: CRYSTAL

 

 

 

Crystal est si fragile je n’ose l’amener

Dans la cour de JB pour la grande récrée

Pourtant je le sais bien saurait vous enchanter

Par ses trilles joyeuses toute la journée.

 

Son plumage diaphane la rend si gracile

Que lorsque la regarde alors battent mes cils

Curieuse me contemple et d’un coup d’aile agile

S’envole vers les cieux emportant son babil.

 

Car oui Crystal n’est pas un triste piaf en cage

Mais un libre oiselet filant vers les nuages

A l’orée du balcon lui confie mon message

Va chez madame Jill et offre ton ramage.

 

oiseau perché

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 19:07

Ma petite fille Lucie est pleine de vie, volubile en famille et sans cesse en mouvement,

elle est pourtant un peu timide et n'aime pas se mettre en avant;

Pour le fête de l'école, en juin dernier, et contre toute attente, elle nous a offert un grand moment d'émotion:

 

 

Au théâtre d’école Lucie est entrée

Et montée sur les planches vers la fin d’année ;

Pour que ‘Le Roi Lion’ aux parents soit conté

En costume hérisson elle fut habillée.

 

Papa, maman doutaient : pourra-t-elle parler

Ou se mettre à pleurer et même s’en aller ?

Manon leur affirmait: je suis à ses côtés

Et par un grand sourire vais la rassurer !

 

Lucie ne disait rien elle était concentrée :

Déroulant en pensée les gestes à mimer

Elle disait tout bas les mots à déclamer

Car à tenir son rôle elle était décidée !

 

Lorsque vint le moment, clamant ton plaidoyer

D’une voix sans fléchir à toute l’assemblée

Mon petit hérisson, sur l’estrade plantée

Au théâtre ce soir tu nous as fait vibrer !

 

La petite fille et l'oiseau

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 20:07

Après un passage en clinique mon ordi redevient-il efficace? that is the question!

Et, pour chercher la réponse, je re-publie ce texte (pourquoi pas ce choix ... même si l'inspiration ne me fait pas défaut en ce moment):

 

EN GREVE !

 

Panne sèche inondée de larmes retenues

L’encre de mes pensées n’effleure plus la page

Qui trop vierge s’effraie de se sentir à nue

Et se recroqueville, papier sans message.

 

Sur mon chemin d’attente où je languis morose

J’écorche des idées qui ne se font histoires

Ma main trébuche amère à ma plume qui n’ose

Dire que  dans ma nuit je flétris mes espoirs.

 

Je demeure en transit sur le quai d’une gare

Attendant le bon train pour m’emmener rimer

Mais à trop le chercher voici que je m’égare …

Renaîtrai-je à nouveau au craton retrouvé ?

 

ATT1

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 10:59

et, non n'est que que je l'aime! d'ailleurs même je le déteste en ce moment mon ordinateur qui se met à dec...  à fond!!!

                                                                                     

je pense que je n'ai plus le choix et qu'il faut que je confie sa restauration à un technicieinien ... je risque donc de me faire absente quelques jours.

Bon, pour aujourd'hui je vais tenter de surnager et d'honorer vos com; ensuite je vais prévoir son admission à la clinique technologique ( clin d'oeil ou pas: elle se trouve en  face d'un cimétière pour  humains), clinique qui, bien évidemment, n'est pas grée par la secu

 

soirs d'été 003

Ô rage!

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 08:43

 

  Pour les jeudis poésies de croqueurs de mots dans le défi N° 140 piloté par Jeanne:

j'avais écrit ce premier poème puis, après avoir lu le texte de Josette, j'ai voulu porter un regard plus compatissant sur cet homme; j'ai donc crée un second poèmes; je vous propose les deux:

 

L’indifférence

 

Oser

Dans un sourire

Demander un peu d’aide

Quand le refus devient le pire

Pleurer

 

Dormir

Et ignorer

Une frêle enfant qui

Ne pouvant porter son panier

Soupire

 

 

 

                                                Renaître

 

 

Oser

Dans un sourire

Proposer un peu d'aide

Quand le néant devient le pire

Aimer

 

Sortir

De son oubli

Quand une main tendu

Vous redonne un espoir de vie

Et dire

 

MERCI!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 07:33

 

Pour les prénoms de la cour de récrée de JB

 

 

Mon Enguerrand n’est pas un noble damoiseau

Elégamment vêtu et l’épée au fourreau

Son existence n’est pas la vie de château

Jamais n’épousera une belle Isabeau.

 

Mon Enguerrand n’est qu’un Titi de la banlieue

Logeant avec ses frères en un taudis miteux

C’est près d’une poubelle aux relents nauséeux

Qu’il taquine la gueuse il ne peut faire mieux.

 

Il s’alarme parfois d’avoir un tel prénom

Difficile à porter dans une rue béton

Que n’est-il pas Paulo, Jacky ou bien Gaston

On lui pardonnerait ses mauvaises façons.

 

Parents ne rêvez plus quand vous nommez l’enfant

Laissez-le s’éveiller dans l’ère de son temps

N’oubliez pas qu’un jour alors qu’il sera grand

Il devra l’assumer … Pensez à Enguerrand !

 

L'enfant et l'oiseau

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 06:59

 

Pour le défi 140 des croqueurs de mots ( texte du lundi)

Défi 140

 

Colette n’était pas malheureuse. Elle habitait une belle maison et ne  connaissait ni la faim ni le froid ; elle avait de jolies robes qui faisait l’admiration de ses camarades à l’école.

Sa maman l’aimait beaucoup ; son papa aussi, sans doute, mais il était tellement occupé par son travail qu’il n’avait pas souvent le temps de lui faire des câlins.

Et puis, il y avait les jumeaux. Colette les aimait de tout son cœur ; elle trouvait malgré tout qu’ils étaient très fatiguants pour sa maman.

 

Alors, ce matin-là, pour aider sa maman, Colette décida d’aller faire le marché. Elle prit le porte-monnaie en ayant soin de laisser un mot dans le tiroir : « Maman, t’inquiète pas,  c’est moi qu’ai pris le porte-monnaie pour aller au marché ; je t’aime ! »

Colette acheta des poireaux, des carottes et des pommes de terre ; ce sera bien pour faire un pot au feu. Elle choisit encore des tomates pour faire une entrée et de la salade parce que maman aime bien la  salade avec le fromage.

Avec les quelques pièces qui lui restaient elle demanda à la dame qui vend les fruits combien elle pouvait avoir de pommes : trois ; c’est bien pour nous puisque les jumeaux n’en mangent pas encore !

 

Oui, mais ! Le panier de Colette était maintenant bien lourd !

Par chance elle aperçoit un monsieur qui semble ne rien faire, assis sur un banc. En toute innocence elle lui explique : papa absent pour le travail, maman fatiguée par les jumeaux et son panier trop lourd ; elle lui demande, « s’il vous plait, monsieur », de l’aider…

 

Sera-t-il Ténardier ?

Sera-t-il Jean Valjean ?

A vous d’en décider !

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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 11:25

Demain c'est la journée internationale de la femme; il me fallait donc 'nous' consacrer une page

Oui, mais le temps me manque cruellement pour 'pondre' un poème

Lors donc j'ai replongé dans mes receuil à la recherche de ce précieux hommage  mais n'ai trouvé que celui-ci

Qu'avec un soupçon d' humilité et un rien d'autodérision je vous propose

 

mieux vaut en rire ... alors riez!

 

 

 

Et si j’osais un jour déposer mon complexe

Sur la feuille partage de tous mes émois,

Déplorer au crayon que tant manque à mon sexe

Tout de féminité cet apparat de choix

Qui s’offre en doux refuge aux chagrins de l’enfant

Et  s’abandonne à l’homme en un geste d’amour ?

 

Il est temps que je l’ose, avouer ce tourment,

Ecrire simplement et sans plus de détour

Qu’être femme et si plate m’est une blessure

Sans cesse ravivée, un poids dans mon destin …

Je vais poser ces mots ; triste est mon aventure

D’être privée d’attraits, de n’avoir pas de seins !

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Bienvenue Chez Simone

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