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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:41

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LA PROMESSE

DE L'ENFANT DE LA CRECHE

ET RETROUVER

 

LE SENS DE NOËL...

J'AI MIS LA CRECHE EN MA MAISON!

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 13:31

Love me! Aime moi!

cri de tendresse

que l'on prête à ce chaton,

cri de détresse

quand on fait de lui le porte nom de nos enfants dans la tristesse

de n'avoir plus ni parents ni maisons!

enfants  d'Alep ou enfants de l'exil,

enfants des bombes et enfants des haines viles

des adultes assoiffés de pouvoir

et qui brandissent Dieu comme exutoire

de toutes les dérives de leurs âmes en péril!

amore laetitia, la joie d'aimer!

cri de promesse du petit enfant de la crèche...

qu'avons nous fait de ce Noël?!?!

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 13:23
LES ECOLIERS

Eh oui! c'est bientôt la rentrée ... et mon petit doigt m'a dit que nos écoliers, grands ou petits l'attendent avec impatience, mais si! un peu pour étrenner le nouveau cartable porteur du 'héro' préféré, un peu pour aborder l'année nouvelle avec l'espoir d'arriver, enfin ,à ne pas consteller l'agenda tout neuf-tout propre de mille et un graffitis, un peu pour arborer le sublime T-shirt tendance qui s'impatiente sur la chaise ...beaucoup pour retrouver les copines, les meilleures amies en se faisant la promesse d'arrêter de détester la meilleure ennemie.

Vous l'avez compris: même si nos jeunes potaches sautent de joie au dernier jour d'école, ils trépignent encore plus dans l'attente de ces scolaires retrouvailles!

**********

il y a déjà quelques dix années, ce 'phénomène social' qu'est LA RENTRÉE m'avait inspiré un poème que j'ai un peu modifié pour mieux vous le représenté:

*****

Dans un grand sac en toile l’été a rangé

Repos, jeux, voyages, ballades aux étangs

D’un ruban d’arc e ciel à l’orage volé

A noué son bagage en disant il est temps

Que je cède la place à madame Rentrée.

***

Pour réchauffer un peu l’éveil des matinées

Et donner en promesse des jours d’enseignements

Il a semé en or ses rais ensoleillés

Sur le toit des écoles où petits et grands

Ouvriront à nouveau leurs livres et cahier.

***

Sur ce précieux chemin durant toute une année

Dans une même ardeur marcheront les enfants

Qui de l’effort jamais ne vont se rebuter

Pour offrir un cadeau unique à leurs parents

Un bouquet de progrès en ruban de fierté !

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 18:17
LE 15 AOÛT

Le 15 août, pour les catholiques est la fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Dans ma petite ville de Bon Encontre nous avons une Vierge monumentale sur le coteau; elle domine la plaine et, pour tous les 'gens du coin', croyants ou non, elle est symbole de protection.

Une chanson lui a été dédiée:

Vierge de Bon Encontre

(paroles de A. Laborde et musique de J. Ducarn)

R/Vierge de Bon Encontre, patronne de ce lieu

Des siècles de souvenirs marquent ta cité

Jusqu’à la fin du monde, Sainte Mère de Dieu

Tes enfants viendront te prier.

*****

Près de l’endroit où tu es apparue

Combien de fidèles sont déjà venus

Vierge Marie, toute de blanc vêtue

T’implorer et prier pour leur salut.

*****

Veille sur nous du haut de la colline

Tes bras ouverts pour mieux nous protéger

Vois tes enfants qui devant toi s’inclinent

Mère de Dieu daigne les écouter.

*****

Quand dans la nuit tu parais éclairée

Illuminant le ciel de ta vive clarté

Le voyageur venant vers ta cité

Te rend grâce, se sent apaisé.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 13:09
NOS RALLYES ... LE RETOUR

A l’issue de ces journées enivrantes de contacts, d’épreuves, de rires et de chants, à l’issue de ces soirées un peu enivrées du bon gros rouge à volonté, il fallait bien regagner nos logis … et ce n’était pas toujours sans risques, et c’était toujours avec un ou deux incidents de parcours dont nous riions ensuite pendant une grande semaine !

*****

Il y avait les inconscients, à moins qu’ils ne soient délibérément dans le déni de leurs excès de consommation, qui s’accrochaient à leur volant et balayaient les deux côtés de la route en visant désespérément le milieu de leur double vision sur l’horizon.

J’ai toujours pensé qu’il existait un Saint Patron des gens ‘bourrés’ et qu’une armée d’anges gardiens se mettait en œuvre pour assurer leur survie !

Nous n’avions, en effet, jamais eu à déplorer plus grave accident qu’une voiture couchée dans un fossé ou plantée au beau milieu d’un champ.

Il y avait les ‘femmes de’ qui enfournaient leurs conjoints-épaves sur la banquette arrière à grand coup de vociférations.

J’ai toujours pensé que ces braves épouses étaient presque plus dangereuses que la catégorie précédente tant leur rage les mettait dans un état second peu propice à la conduite. D’ailleurs, nous avons souvent eu écho de tôles froissées, pare choc arrachés et autres dommages : Un de ces soirs-là, Marie Claude a causé la mort de trois nains de jardins dans une marche arrière improbable … et dans la propriété de son voisin !

Et puis il y avait les éternels étourdis, pas forcément très alcoolisés mais enivrés quand même par une trop belle journée et qui en perdaient le sens de l’orientation.

Par exemple : quand tu vois ‘La Rochelle vingt kilomètre, tu te dis forcément que tu as fait fausse route et tu pries de toutes tes forces pour que le peu d’essence qui reste te ramène vers la vie civilisée.

La Rochelle, Marans, Mauzé, et même une fois La Roche sur Yon ont vu s’approcher bien des ‘égarés du petit matin’ !

*****

Ces retours hauts en couleurs alimentaient les conversations bien plus sûrement que les récits mêmes de ces belles journées de rallyes tant il est vrai que le cocasse et l’insolite restent porteurs de beaucoup plus de joie encore.

Avec votre grand-père nous avons évoqué mille et une fois ces juteux retours ; de quelques-uns je ris encore en regardant son portrait dans le cadre … comme la nuit où il est arrivé à deux heures du matin à la maison avec une poignée de fleurs des champs pour se faire pardonner son retard.

S’était-il vraiment égaré ? Ou avait-il ‘conclu à la fraîche’ avec ‘Chaussette’ ? Je n’ai surtout jamais voulu le savoir ! De toutes façons, de mon côté, je m’autorisais sans avoir le sentiment de le tromper quelques extras avec Pat et Jojo : le libre-échange faisait partie de notre mode de vie communautaire et, à ma connaissance, les divorces étaient moins nombreux que de nos jours !

*****

Lorsque l’occasion nous est donnée de nous revoir aujourd’hui, mamies et papys, nous parlons, bien sûr, de vous, nos petits enfants déjà un peu grands pour la plupart … et de nos belles journée « à pied, en barque et en voiture » !

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:42
couleurs

sur cette photo j'avais l'intention de me 'fendre' de quelques Aïkus 'en couleurs' mais j'y peinais tant que j'en aurai désespéré ...

juste trois petites lignes quelque peu banales:

Rose est mon laurier

Paré en couleur d’été

Voir la vie en rose

Mais, vert est l'espoir et multicolore le souvenir d'un ancien poème éponyme ... qu'il me plait de vous proposer ici:

Pour tenter mon ami d’apprivoiser ton cœur

J’ai osé sur ton corps déposer mes couleurs :

Un navire qui tangue et qui hésite un peu

Avant de se risquer sur une vague bleue ;

Un glaneur attardé là-bas dans quelque chaume

Où jadis il rêvait quand les blés étaient jaunes ;

Un arbre foudroyé et qui pourtant espère

Retrouver au printemps son feuillage encor’ vert ;

Une main qui propose alors que tu ne bouges

S’esquisser un baiser sur tes lèvres si rouges ;

Une fleur au jardin et qui à peine éclose

S’éveille en ce matin et devient toute rose ;

Un oiseau de passage attardé à nos yeux

Qui t’invite à venir dans mon ciel enfin bleu.

Voudrais tu mon ami enlacer nos deux cœurs,

Dans l’élan de nos corps recueillir mes couleurs ?

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 13:08
NOS RALLYES ... le jour J

Votre grand-père étant Le responsable se devait de lancer le départ après avoir donné quelques consignes de sécurité et de bonne conduite : pas question de multiplier les risques inutiles, fusse pour la gloriole ; pas question, non plus, de manquer de respect envers les ‘gens du Marais’ qui nous accueillaient si chaleureusement ; encore moins question de prendre la nature pour une vaste poubelle … chacun recevait une poche poubelle avec la feuille de route.

Mais là, votre grand-père ne s’entourait plus de ses ‘trois femmes’ (les jumelles et moi) ; certes, il gardait ‘Chaussette’ car, à bien y repenser, il l’aimait un peu plus que bien.

A ses côtés il choisissait plus volontiers des ‘assistantes’ efficace : Francine et sa rigueur, Anne Marie et sa méthode, et Domi, son meilleur copain dont la voiture était plus fiable et confortable que la 4L.

Une fois le départ donné cette petite équipe passait d’étape en étape, d’aubergiste en éclusier, d’artisan en artiste pour s’assurer que tout se déroulait au mieux avant de rallier l’arrivée un peu avant les rally-eurs pour les accueillir.

Corine en profitait pour faire équipe avec Pat, le gentleman célibataire du groupe qui s’amusait à lui faire entrevoir que, peut-être ? Mais ni l’un ni l’autre n’étaient dupe à ce jeu de l’amour ou du hasard !

Pour ma part, et c’était ‘tout vu’ par avance, je me laissais embarquer par l’ami Jojo : nous nous entendions bien parce que nous avions tous les deux ce petit grain de folie qui nous faisait sillonner la compagne en grattant la guitare.

Notre étape était bien évidemment, celle de ‘la Grange’, une vraie ancienne grange reconvertie en salle de spectacle. Là, nous retrouvions des artistes aussi divers que farfelus, aussi talentueux qu’improbables, des professionnels et des amateurs ; nous prenions un plaisir fou à nous essayer dans leurs ‘impros’ ; nous en profitions aussi pour réviser les chants que Jojo proposerait pendant les séjours à la neige. A l’occasion, eh oui, déjà, j’écrivais quelques rimailles auxquelles Jojo s’efforçait de donner un ‘air à chanter’.

Compte tenu de la saison automnale ces rallyes ne se terminaient pas par un repas champêtre.

Dans un premier temps, l’arrivée était prévue dans un lieu couvert, le plus souvent une grange mise généreusement à notre disposition par un cultivateur ou un éleveur (vaches ou chèvres, c’était selon).

Il y avait alors tout un cérémonial : les concurrents remettaient leurs copies (entendez par là les pages à complèter sur leurs feuilles de route) et passaient devant le jury pour répondre aux questions subsidiaires destinées à départager d’éventuels ex-aequo et déposer leurs ‘trophées de guerre’, tous ces objets commençant par le lettre … dont chacun rapportait un point supplémentaire.

Dans un angle, sur une table recouverte d’une nappe en papier ornée de logo MACIF dessiné avec art par Anne Marie, les prix étaient exposés à la convoitise de tous et, plus particulièrement, des petits orgueilleux, sûrs de leurs prestations et qui se voyaient déjà, coupe en main, sur la première marche du podium ;

Parce que, oui, il y avait un podium pour les trois premiers : un tabouret bas (à traire les chèvres), une chaise paillée (de préférence dé paillée) et un escabeau (en bon vieux bois vermoulu).

Dans un autre coin, une longue planche sur tréteaux, également recouverte d’une nappe en papier copieusement ‘logotisée,’ proposait des boissons, peu ou pas alcoolisées et quelques tourteaux fromagés ou pâtisseries locales à consommer sans modération en attendant l’annonce des résultats.

Ensuite avait lieu la proclamation du classement et la remise des prix : trois coupes gravées(« Rallye MACIF + l’année ») solennellement décernées sur ce podium improvisé et une poignée de médailles, également personnalisées ; une poignée qui dépendait du nombre des participants car chaque ‘équipage’ en recevait une sauf le perdant, le dernier, qui recevait en lot de consolation un superbe stylo MACIF (un de ceux qui sont offerts lors des assemblées générales …votre grand-père réussissait toujours à en détourner quelques-uns).

‘Cuicui’ (bien sûr ce n’était pas son vrai nom mais, comme il était petit-menu et qu’il parlait beaucoup pour ne rien dire, on l’avait surnommé ainsi … au point qu’on avait presque oublié son nom de baptême) ‘Cuicui’ donc était un habitué du stylo, à croire qu’il le faisait exprès pour agrandir sa collection ? Mais non, privé de son épouse Anne-Marie il rally-ait courageusement avec ses deux enfants à peine plus âgées que votre papa !

Enfin, pour ceux qui le désiraient et qui l’avaient précisé lors de l’inscription, un repas chaud était proposé dans l’une des auberges de Coulon : un menu local, sauce aux lumas ou matelote d’anguilles, accompagné de larges tranches de pain de campagne et de pichets de rouge ; après l’incontournable fromage de chèvre, des crêpes, tournées de main de maître sous nos yeux par l’aubergiste, venaient régaler nos estomac pourtant repus.

Cette fin de soirée se déroulait dans la bonne humeur –même pour ‘cuicui’ tout contant d’avoir reçu son énième stylo- et Jojo chauffait la salle avec ses chants (parfois très ollé) et sa guitare.

Est-il nécessaire de vous préciser que forcément, votre Grand-père et moi étions de cette fête ? « Bé non, por sûr ! »

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 17:22
Coup de soleil

A l'ombre réfugiée

Les pieds au mur levés

Et les yeux protégés

D'un trop plein de clarté

Me suis mise à rêver ...

*****

Étrange paysage

Dans l'ombre d'un nuage

Un mur me dévisage

Et m'invite au voyage

Ah ,que suis-je trop sage!

*****

Encore toute étourdie

de ce bain de midi

Tant le soleil m'a cuit

je ne pars qu'en esprit

Mise en pause de vie ...

*****

La menthe était si blanche

Que du laurier les branches

Rosissaient ... soyons franche

j’eus la mémoire qui flanche

et Râ eut sa revanche!

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:20
ORGANISATEURS DE RALLYES

Il y avait également ‘nos’ rallyes, ceux de la MACIF seule et que nous organisions à l’automne quand la nature et la température de l’air invitent à rêver de feux de cheminée.

J’aime tout particulièrement cette période de l’année où la fraicheur s’excuse presque de s’impose et laisse encore, magnanime, de larges heures au reste de chaleur ; et c’est peut-être un peu pour cela que j’affectionnais ces rallyes-là !

De plus, votre grand-père étant responsable de la commission des loisirs, il était le premier organisateur de ces rallyes. Il s’entourait de son habituelle équipe : une bande de bons copains désireux de bien s’amuser et de mettre en commune leurs compétences diverses et complémentaires.

Bien entendu Papet était notre Encyclopédie Universelle de référence et, bien sûr aussi, Jojo était de la partie.

Par contre, ce qui n’avait rien de ‘bien entendu’ ni de ‘bien sûr’ à priori est que je faisais partie de l’équipe : je les connaissais tous puisque je participais aux activités loisirs de la MACIF et aux ‘cinq à sept’ du Club ; ma présence était donc pour tous une évidence.

Ces rallyes-là commençaient par un mois de septembre affairé. Eh oui ! un rallye ne se prépare pas en quelques heures ; c’est tout un travail de réflexion, d’imagination et d’organisation pour le mettre sur pied.

Nous commencions par une réunion où chacun apportait ses idées, sa bonne volonté, ses petits dons, …et de quoi boire et manger. Cela se passait le plus souvent à la maison, dans notre HLM où notre salon était tellement habitué à accueillir qu’il ne s’effrayait ni du désordre ni des chaussures boueuses.

Assis en rond à même le sol autour de quelques bières et sodas (là, les alcools forts étaient bannis) et de paquets de chips, nous nous mettions au travail dans une ambiance qui, pour être détendue n’en était pas moins sérieuse. Vous comprenez pourquoi le pastis et le whisky c’était …pour le denier verre avant la route : pas question de délirer nous avions une trop grande responsabilité à assumer pour que ce ne soit pas du grand n’importe quoi…

… Quelques cadavres de bouteilles et de poches de chips plus tard, auxquels j’ajoutais une marmite de spaghettis sauce tomate, du côté des douze coups de minuit, nous nous accordions ‘le verre pour la route’ avant de nous séparer tout contents d’avoir bien travaillé.

Chacun repartait avec son ‘travail personnel’ …

Avec votre grand-père et nos incontournables jumelles nous nous chargions des contacts sur le terrain : aller voir les aubergistes et les éclusiers, les artisans et artistes locaux, le syndicat d’initiative de Coulon (centre incontestable des Marais), etc…

Pour cela j’étais un atout en or car mon père, de par son métier, connaissait le Marais et ses habitants mieux que quiconque et avait eu moultes occasions de leur présenter sa ‘petite famille’ ; j’étais donc connue et reconnue comme ‘l’enfant du pays’.

J’aimais ces virées un peu folles en ces débuts d’automne, surtout quand une petite pluie fine et continue s’invitait pour nous rappeler que, oui, l’été était bien fini. Je prenais un plaisir enfantin à enfiler à nouveau mes bottes en caoutchouc et mon ciré pour aller patauger dans les chemins marécageux de mon Marais ; c’est si bon de régresser de temps en temps !

Et là, l’accueil était toujours au rendez-vous !

J’ai mille et un souvenirs de ces moments passés avec les ‘Gens du Marais’ …

Une fois, le temps avait vraiment décidé nous jouer l’automne et le ciel déversait inexorablement tous ses nuages retenus durant l’été … il flottait à verse en somme!

Malgré nos équipements ‘de survie’ nous étions transis en arrivant à l’écluse du Pont d’Irleau.

Les gens de la terre marécageuse et des canaux sont aussi ceux de la compassion : dès que nous eûmes passé la porte, la femme de l’éclusier nous fit entrer dans sa cuisine où un bon feu de cheminée flambait de toutes ses bûches ; elle nous donna des serviettes de toilette pour nous sécher, nous suggéra d’enlever nos bottes détrempées, les disposa devant la cheminée et nous proposa de vieilles paires de bons chaussons douillet en s’excusant : « Fasez pas attention ; le sont pu neuf avour ; faut dire qu’l’avons ben sarvi ; mais I les garde a cause que l’pouvons torjours cor sarvir ! »

(Ne faites pas attention ; ils ne sont plus tout neufs aujourd’hui ; il faut dire qu’ils ont bien servi ; mais je les garde parce qu’ils peuvent toujours servir encore »

Après nous avoir ainsi dorlotés elle proposa : « Y’a cor d’la soupe ben chaude et I va vous fare une omelette. Qu’éto qu’vous préfarez, un coup d’rouge ou ben do café ? »

(Il y a encore de la soupe bien chaude et je vais vous faire une omelette. Que préférez-vous, un coup de rouge ou bien du café ?)

Là, votre grand-père, toujours à l’aise ‘comme chez lui’ répliqua : « deux coups d’rouge, un pour la soupe et un pour l’omelette ; et si vous avez un morceau de fromage de chèvre qui traîne, je suis preneur ! »

La brave éclusière ne s’en est pas offusquée, bien au contraire et nous a offert ce sympathique festin … à dix heures du matin !

Nous en aurions presque oublié que nous étions là pour préparer une étape du rallye…

…Vous comprenez à présent pourquoi je préférais ces rallyes-là ? Tout ce travail en amont, toute cette joie du partage et des imprévus … l’aventure déjà. Ces rallyes-là, ce n’était pas une journée mais trois semaines de fête !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:29
PENSEES PROFONDES

Quand on a presque 10 ans, mais bien sûr qu’on est capable d’avoir des ‘pensées profonde’ sur les choses de la vie … et Lucie ne se prive pas de nous en faire par part.

*****

Mamie, ma grande sœur elle a beaucoup de chance parce qu’elle est belle.

Oui ! Mais, toi, tu es toute ‘craquante’

Je sais. Seulement ça va me passer avec l’âge tandisque ma grande sœur c’est pour toute sa vie qu’elle est belle !

*****

Dis, mamie, le rehausseur devant dans la voiture, est-ce que c’est permis ?

J’en doute ; il va peut-être falloir que tu attendes d’avoir encore un peu grandi pour passer devant.

Ben non ! T’as qu’à dire à papa de scier les bras comme ça les poulets y verront que du feu !

*****

Oui, je sais, je sens un peu la poule ! C’est parce que j’ai testé tous tes parfums à la fois.

La prochaine fois t’auras qu’à pas en mettre autant sur ta tablette. Ben oui ! Y faut pas tenter les enfants !

*****

Maman elle voudrait me faire faire de la danse mais c’est pas la peine puisque je me fais mes ‘corés’ toute seule dans ma chambre ; et j’ai pas envie qu’on m’explique ça qui va pas forcément me plaire !

*****

Mes ‘pou-pou’ (traduisez seins) c’est plus des petits boutons, c’est carrément des œufs au plat ; alors il faudra que maman elle soit sérieuse à le rentrée et qu’elle m’achète des brassières pour pas que les garçons ils puissent me tripoter !

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Bienvenue Chez Simone

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