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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 18:17
LE 15 AOÛT

Le 15 août, pour les catholiques est la fête de l'Assomption de la Vierge Marie.

Dans ma petite ville de Bon Encontre nous avons une Vierge monumentale sur le coteau; elle domine la plaine et, pour tous les 'gens du coin', croyants ou non, elle est symbole de protection.

Une chanson lui a été dédiée:

Vierge de Bon Encontre

(paroles de A. Laborde et musique de J. Ducarn)

R/Vierge de Bon Encontre, patronne de ce lieu

Des siècles de souvenirs marquent ta cité

Jusqu’à la fin du monde, Sainte Mère de Dieu

Tes enfants viendront te prier.

*****

Près de l’endroit où tu es apparue

Combien de fidèles sont déjà venus

Vierge Marie, toute de blanc vêtue

T’implorer et prier pour leur salut.

*****

Veille sur nous du haut de la colline

Tes bras ouverts pour mieux nous protéger

Vois tes enfants qui devant toi s’inclinent

Mère de Dieu daigne les écouter.

*****

Quand dans la nuit tu parais éclairée

Illuminant le ciel de ta vive clarté

Le voyageur venant vers ta cité

Te rend grâce, se sent apaisé.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 13:09
NOS RALLYES ... LE RETOUR

A l’issue de ces journées enivrantes de contacts, d’épreuves, de rires et de chants, à l’issue de ces soirées un peu enivrées du bon gros rouge à volonté, il fallait bien regagner nos logis … et ce n’était pas toujours sans risques, et c’était toujours avec un ou deux incidents de parcours dont nous riions ensuite pendant une grande semaine !

*****

Il y avait les inconscients, à moins qu’ils ne soient délibérément dans le déni de leurs excès de consommation, qui s’accrochaient à leur volant et balayaient les deux côtés de la route en visant désespérément le milieu de leur double vision sur l’horizon.

J’ai toujours pensé qu’il existait un Saint Patron des gens ‘bourrés’ et qu’une armée d’anges gardiens se mettait en œuvre pour assurer leur survie !

Nous n’avions, en effet, jamais eu à déplorer plus grave accident qu’une voiture couchée dans un fossé ou plantée au beau milieu d’un champ.

Il y avait les ‘femmes de’ qui enfournaient leurs conjoints-épaves sur la banquette arrière à grand coup de vociférations.

J’ai toujours pensé que ces braves épouses étaient presque plus dangereuses que la catégorie précédente tant leur rage les mettait dans un état second peu propice à la conduite. D’ailleurs, nous avons souvent eu écho de tôles froissées, pare choc arrachés et autres dommages : Un de ces soirs-là, Marie Claude a causé la mort de trois nains de jardins dans une marche arrière improbable … et dans la propriété de son voisin !

Et puis il y avait les éternels étourdis, pas forcément très alcoolisés mais enivrés quand même par une trop belle journée et qui en perdaient le sens de l’orientation.

Par exemple : quand tu vois ‘La Rochelle vingt kilomètre, tu te dis forcément que tu as fait fausse route et tu pries de toutes tes forces pour que le peu d’essence qui reste te ramène vers la vie civilisée.

La Rochelle, Marans, Mauzé, et même une fois La Roche sur Yon ont vu s’approcher bien des ‘égarés du petit matin’ !

*****

Ces retours hauts en couleurs alimentaient les conversations bien plus sûrement que les récits mêmes de ces belles journées de rallyes tant il est vrai que le cocasse et l’insolite restent porteurs de beaucoup plus de joie encore.

Avec votre grand-père nous avons évoqué mille et une fois ces juteux retours ; de quelques-uns je ris encore en regardant son portrait dans le cadre … comme la nuit où il est arrivé à deux heures du matin à la maison avec une poignée de fleurs des champs pour se faire pardonner son retard.

S’était-il vraiment égaré ? Ou avait-il ‘conclu à la fraîche’ avec ‘Chaussette’ ? Je n’ai surtout jamais voulu le savoir ! De toutes façons, de mon côté, je m’autorisais sans avoir le sentiment de le tromper quelques extras avec Pat et Jojo : le libre-échange faisait partie de notre mode de vie communautaire et, à ma connaissance, les divorces étaient moins nombreux que de nos jours !

*****

Lorsque l’occasion nous est donnée de nous revoir aujourd’hui, mamies et papys, nous parlons, bien sûr, de vous, nos petits enfants déjà un peu grands pour la plupart … et de nos belles journée « à pied, en barque et en voiture » !

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 13:42
couleurs

sur cette photo j'avais l'intention de me 'fendre' de quelques Aïkus 'en couleurs' mais j'y peinais tant que j'en aurai désespéré ...

juste trois petites lignes quelque peu banales:

Rose est mon laurier

Paré en couleur d’été

Voir la vie en rose

Mais, vert est l'espoir et multicolore le souvenir d'un ancien poème éponyme ... qu'il me plait de vous proposer ici:

Pour tenter mon ami d’apprivoiser ton cœur

J’ai osé sur ton corps déposer mes couleurs :

Un navire qui tangue et qui hésite un peu

Avant de se risquer sur une vague bleue ;

Un glaneur attardé là-bas dans quelque chaume

Où jadis il rêvait quand les blés étaient jaunes ;

Un arbre foudroyé et qui pourtant espère

Retrouver au printemps son feuillage encor’ vert ;

Une main qui propose alors que tu ne bouges

S’esquisser un baiser sur tes lèvres si rouges ;

Une fleur au jardin et qui à peine éclose

S’éveille en ce matin et devient toute rose ;

Un oiseau de passage attardé à nos yeux

Qui t’invite à venir dans mon ciel enfin bleu.

Voudrais tu mon ami enlacer nos deux cœurs,

Dans l’élan de nos corps recueillir mes couleurs ?

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 13:08
NOS RALLYES ... le jour J

Votre grand-père étant Le responsable se devait de lancer le départ après avoir donné quelques consignes de sécurité et de bonne conduite : pas question de multiplier les risques inutiles, fusse pour la gloriole ; pas question, non plus, de manquer de respect envers les ‘gens du Marais’ qui nous accueillaient si chaleureusement ; encore moins question de prendre la nature pour une vaste poubelle … chacun recevait une poche poubelle avec la feuille de route.

Mais là, votre grand-père ne s’entourait plus de ses ‘trois femmes’ (les jumelles et moi) ; certes, il gardait ‘Chaussette’ car, à bien y repenser, il l’aimait un peu plus que bien.

A ses côtés il choisissait plus volontiers des ‘assistantes’ efficace : Francine et sa rigueur, Anne Marie et sa méthode, et Domi, son meilleur copain dont la voiture était plus fiable et confortable que la 4L.

Une fois le départ donné cette petite équipe passait d’étape en étape, d’aubergiste en éclusier, d’artisan en artiste pour s’assurer que tout se déroulait au mieux avant de rallier l’arrivée un peu avant les rally-eurs pour les accueillir.

Corine en profitait pour faire équipe avec Pat, le gentleman célibataire du groupe qui s’amusait à lui faire entrevoir que, peut-être ? Mais ni l’un ni l’autre n’étaient dupe à ce jeu de l’amour ou du hasard !

Pour ma part, et c’était ‘tout vu’ par avance, je me laissais embarquer par l’ami Jojo : nous nous entendions bien parce que nous avions tous les deux ce petit grain de folie qui nous faisait sillonner la compagne en grattant la guitare.

Notre étape était bien évidemment, celle de ‘la Grange’, une vraie ancienne grange reconvertie en salle de spectacle. Là, nous retrouvions des artistes aussi divers que farfelus, aussi talentueux qu’improbables, des professionnels et des amateurs ; nous prenions un plaisir fou à nous essayer dans leurs ‘impros’ ; nous en profitions aussi pour réviser les chants que Jojo proposerait pendant les séjours à la neige. A l’occasion, eh oui, déjà, j’écrivais quelques rimailles auxquelles Jojo s’efforçait de donner un ‘air à chanter’.

Compte tenu de la saison automnale ces rallyes ne se terminaient pas par un repas champêtre.

Dans un premier temps, l’arrivée était prévue dans un lieu couvert, le plus souvent une grange mise généreusement à notre disposition par un cultivateur ou un éleveur (vaches ou chèvres, c’était selon).

Il y avait alors tout un cérémonial : les concurrents remettaient leurs copies (entendez par là les pages à complèter sur leurs feuilles de route) et passaient devant le jury pour répondre aux questions subsidiaires destinées à départager d’éventuels ex-aequo et déposer leurs ‘trophées de guerre’, tous ces objets commençant par le lettre … dont chacun rapportait un point supplémentaire.

Dans un angle, sur une table recouverte d’une nappe en papier ornée de logo MACIF dessiné avec art par Anne Marie, les prix étaient exposés à la convoitise de tous et, plus particulièrement, des petits orgueilleux, sûrs de leurs prestations et qui se voyaient déjà, coupe en main, sur la première marche du podium ;

Parce que, oui, il y avait un podium pour les trois premiers : un tabouret bas (à traire les chèvres), une chaise paillée (de préférence dé paillée) et un escabeau (en bon vieux bois vermoulu).

Dans un autre coin, une longue planche sur tréteaux, également recouverte d’une nappe en papier copieusement ‘logotisée,’ proposait des boissons, peu ou pas alcoolisées et quelques tourteaux fromagés ou pâtisseries locales à consommer sans modération en attendant l’annonce des résultats.

Ensuite avait lieu la proclamation du classement et la remise des prix : trois coupes gravées(« Rallye MACIF + l’année ») solennellement décernées sur ce podium improvisé et une poignée de médailles, également personnalisées ; une poignée qui dépendait du nombre des participants car chaque ‘équipage’ en recevait une sauf le perdant, le dernier, qui recevait en lot de consolation un superbe stylo MACIF (un de ceux qui sont offerts lors des assemblées générales …votre grand-père réussissait toujours à en détourner quelques-uns).

‘Cuicui’ (bien sûr ce n’était pas son vrai nom mais, comme il était petit-menu et qu’il parlait beaucoup pour ne rien dire, on l’avait surnommé ainsi … au point qu’on avait presque oublié son nom de baptême) ‘Cuicui’ donc était un habitué du stylo, à croire qu’il le faisait exprès pour agrandir sa collection ? Mais non, privé de son épouse Anne-Marie il rally-ait courageusement avec ses deux enfants à peine plus âgées que votre papa !

Enfin, pour ceux qui le désiraient et qui l’avaient précisé lors de l’inscription, un repas chaud était proposé dans l’une des auberges de Coulon : un menu local, sauce aux lumas ou matelote d’anguilles, accompagné de larges tranches de pain de campagne et de pichets de rouge ; après l’incontournable fromage de chèvre, des crêpes, tournées de main de maître sous nos yeux par l’aubergiste, venaient régaler nos estomac pourtant repus.

Cette fin de soirée se déroulait dans la bonne humeur –même pour ‘cuicui’ tout contant d’avoir reçu son énième stylo- et Jojo chauffait la salle avec ses chants (parfois très ollé) et sa guitare.

Est-il nécessaire de vous préciser que forcément, votre Grand-père et moi étions de cette fête ? « Bé non, por sûr ! »

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 17:22
Coup de soleil

A l'ombre réfugiée

Les pieds au mur levés

Et les yeux protégés

D'un trop plein de clarté

Me suis mise à rêver ...

*****

Étrange paysage

Dans l'ombre d'un nuage

Un mur me dévisage

Et m'invite au voyage

Ah ,que suis-je trop sage!

*****

Encore toute étourdie

de ce bain de midi

Tant le soleil m'a cuit

je ne pars qu'en esprit

Mise en pause de vie ...

*****

La menthe était si blanche

Que du laurier les branches

Rosissaient ... soyons franche

j’eus la mémoire qui flanche

et Râ eut sa revanche!

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 14:20
ORGANISATEURS DE RALLYES

Il y avait également ‘nos’ rallyes, ceux de la MACIF seule et que nous organisions à l’automne quand la nature et la température de l’air invitent à rêver de feux de cheminée.

J’aime tout particulièrement cette période de l’année où la fraicheur s’excuse presque de s’impose et laisse encore, magnanime, de larges heures au reste de chaleur ; et c’est peut-être un peu pour cela que j’affectionnais ces rallyes-là !

De plus, votre grand-père étant responsable de la commission des loisirs, il était le premier organisateur de ces rallyes. Il s’entourait de son habituelle équipe : une bande de bons copains désireux de bien s’amuser et de mettre en commune leurs compétences diverses et complémentaires.

Bien entendu Papet était notre Encyclopédie Universelle de référence et, bien sûr aussi, Jojo était de la partie.

Par contre, ce qui n’avait rien de ‘bien entendu’ ni de ‘bien sûr’ à priori est que je faisais partie de l’équipe : je les connaissais tous puisque je participais aux activités loisirs de la MACIF et aux ‘cinq à sept’ du Club ; ma présence était donc pour tous une évidence.

Ces rallyes-là commençaient par un mois de septembre affairé. Eh oui ! un rallye ne se prépare pas en quelques heures ; c’est tout un travail de réflexion, d’imagination et d’organisation pour le mettre sur pied.

Nous commencions par une réunion où chacun apportait ses idées, sa bonne volonté, ses petits dons, …et de quoi boire et manger. Cela se passait le plus souvent à la maison, dans notre HLM où notre salon était tellement habitué à accueillir qu’il ne s’effrayait ni du désordre ni des chaussures boueuses.

Assis en rond à même le sol autour de quelques bières et sodas (là, les alcools forts étaient bannis) et de paquets de chips, nous nous mettions au travail dans une ambiance qui, pour être détendue n’en était pas moins sérieuse. Vous comprenez pourquoi le pastis et le whisky c’était …pour le denier verre avant la route : pas question de délirer nous avions une trop grande responsabilité à assumer pour que ce ne soit pas du grand n’importe quoi…

… Quelques cadavres de bouteilles et de poches de chips plus tard, auxquels j’ajoutais une marmite de spaghettis sauce tomate, du côté des douze coups de minuit, nous nous accordions ‘le verre pour la route’ avant de nous séparer tout contents d’avoir bien travaillé.

Chacun repartait avec son ‘travail personnel’ …

Avec votre grand-père et nos incontournables jumelles nous nous chargions des contacts sur le terrain : aller voir les aubergistes et les éclusiers, les artisans et artistes locaux, le syndicat d’initiative de Coulon (centre incontestable des Marais), etc…

Pour cela j’étais un atout en or car mon père, de par son métier, connaissait le Marais et ses habitants mieux que quiconque et avait eu moultes occasions de leur présenter sa ‘petite famille’ ; j’étais donc connue et reconnue comme ‘l’enfant du pays’.

J’aimais ces virées un peu folles en ces débuts d’automne, surtout quand une petite pluie fine et continue s’invitait pour nous rappeler que, oui, l’été était bien fini. Je prenais un plaisir enfantin à enfiler à nouveau mes bottes en caoutchouc et mon ciré pour aller patauger dans les chemins marécageux de mon Marais ; c’est si bon de régresser de temps en temps !

Et là, l’accueil était toujours au rendez-vous !

J’ai mille et un souvenirs de ces moments passés avec les ‘Gens du Marais’ …

Une fois, le temps avait vraiment décidé nous jouer l’automne et le ciel déversait inexorablement tous ses nuages retenus durant l’été … il flottait à verse en somme!

Malgré nos équipements ‘de survie’ nous étions transis en arrivant à l’écluse du Pont d’Irleau.

Les gens de la terre marécageuse et des canaux sont aussi ceux de la compassion : dès que nous eûmes passé la porte, la femme de l’éclusier nous fit entrer dans sa cuisine où un bon feu de cheminée flambait de toutes ses bûches ; elle nous donna des serviettes de toilette pour nous sécher, nous suggéra d’enlever nos bottes détrempées, les disposa devant la cheminée et nous proposa de vieilles paires de bons chaussons douillet en s’excusant : « Fasez pas attention ; le sont pu neuf avour ; faut dire qu’l’avons ben sarvi ; mais I les garde a cause que l’pouvons torjours cor sarvir ! »

(Ne faites pas attention ; ils ne sont plus tout neufs aujourd’hui ; il faut dire qu’ils ont bien servi ; mais je les garde parce qu’ils peuvent toujours servir encore »

Après nous avoir ainsi dorlotés elle proposa : « Y’a cor d’la soupe ben chaude et I va vous fare une omelette. Qu’éto qu’vous préfarez, un coup d’rouge ou ben do café ? »

(Il y a encore de la soupe bien chaude et je vais vous faire une omelette. Que préférez-vous, un coup de rouge ou bien du café ?)

Là, votre grand-père, toujours à l’aise ‘comme chez lui’ répliqua : « deux coups d’rouge, un pour la soupe et un pour l’omelette ; et si vous avez un morceau de fromage de chèvre qui traîne, je suis preneur ! »

La brave éclusière ne s’en est pas offusquée, bien au contraire et nous a offert ce sympathique festin … à dix heures du matin !

Nous en aurions presque oublié que nous étions là pour préparer une étape du rallye…

…Vous comprenez à présent pourquoi je préférais ces rallyes-là ? Tout ce travail en amont, toute cette joie du partage et des imprévus … l’aventure déjà. Ces rallyes-là, ce n’était pas une journée mais trois semaines de fête !

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 18:29
PENSEES PROFONDES

Quand on a presque 10 ans, mais bien sûr qu’on est capable d’avoir des ‘pensées profonde’ sur les choses de la vie … et Lucie ne se prive pas de nous en faire par part.

*****

Mamie, ma grande sœur elle a beaucoup de chance parce qu’elle est belle.

Oui ! Mais, toi, tu es toute ‘craquante’

Je sais. Seulement ça va me passer avec l’âge tandisque ma grande sœur c’est pour toute sa vie qu’elle est belle !

*****

Dis, mamie, le rehausseur devant dans la voiture, est-ce que c’est permis ?

J’en doute ; il va peut-être falloir que tu attendes d’avoir encore un peu grandi pour passer devant.

Ben non ! T’as qu’à dire à papa de scier les bras comme ça les poulets y verront que du feu !

*****

Oui, je sais, je sens un peu la poule ! C’est parce que j’ai testé tous tes parfums à la fois.

La prochaine fois t’auras qu’à pas en mettre autant sur ta tablette. Ben oui ! Y faut pas tenter les enfants !

*****

Maman elle voudrait me faire faire de la danse mais c’est pas la peine puisque je me fais mes ‘corés’ toute seule dans ma chambre ; et j’ai pas envie qu’on m’explique ça qui va pas forcément me plaire !

*****

Mes ‘pou-pou’ (traduisez seins) c’est plus des petits boutons, c’est carrément des œufs au plat ; alors il faudra que maman elle soit sérieuse à le rentrée et qu’elle m’achète des brassières pour pas que les garçons ils puissent me tripoter !

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:36
Nos rallyes Inter Mutuelles (suite)

Mais je vous sens encore impatiente : « C’était quoi, les épreuves ? »

Elles étaient nombreuses et variées, les unes sportives, les autres culturelles, d’autres faisaient appel à l’imagination ; bref ! Elles étaient conçues pour que chacun, selon ses meilleures compétences, puisse trouver à si régaler … à en baver aussi parfois.

Je ne pourrais toutes vous les raconter. Les plus récurrentes et incontournables restaient malgré tout de cet ordre :

Traverser une conche sur une ‘piate’ avec la pigouille ; un exploit qui n’était pas à la portée de tous et bien des barques ont tourné en rond ou même chaviré.

Faire un démarrage en côte avec un œuf placé derrière l’une des roues arrières ; un vrai désastre pour le moteur de la voiture qui parfois regimbait dans un nuage noir.

Ou bien encore, et Denis Brogniard n’a rien inventé, déguster une douzaine d’escargots crus et bien gluants ou avaler un pichet de vingt-cinq centilitre d’eau des conches avec les lentilles verte ; burk trois fois ; certains l’ont fait … pas moi !

Mais il y avait d’autres épreuves plus raffinées, faisant appel à nos petits dons en dessin, décoration ou écriture : reproduire une écluse ou une vieille ferme, composer un bouquet avec la végétation locale ou un poème mettant un site en valeur etc…

Et, il y avait toujours, en un ‘fil rouge’ qui tenait à cœur à Jojo, cette invitation à rapporter le plus d’objet commençant par une lettre indiquée sur le carnet de bord.

Pour la petite histoire et pour sourire : une fois ce fut la lette N et Simon ne s’est pas démonté ; à l’arrivée, en plus d’un nénuphar et quelques peccadilles, il présenta sa Nana avec son Nez, son Nombril et ses Nichons. Ce même jour une Niche a fait le rallye ficelée sur le toit d’une 2CV !

Comme vous pouvez le constater : on ne s’ennuyait jamais dans ces rallyes !

Et c’était pas fini !

A la fin de la journée, lorsque nous arrivions, fatigués et poussiéreux, voire carrément boueux, au havre de l’arrivée, quelle joie ! Quelle joie, non pas d’en avoir fini avec le périple mais de se retrouver : tapes dans le dos, poignées de mains, bisous et bavardages emplissaient l’espace et se faisaient prometteur d’une magnifique soirée !

Au fil des heures, les uns et les autres, ayant ce sentiment d’avoir bien ‘fait le plein’ de victuailles et de discussions, s’en allaient. Avec votre grand-père nous faisions toujours partie du petit clan des irréductibles qui ne se décidaient pas à partir aussi longtemps qu’un reste de conversation flottait encore dans l’air et c’est parfois jusqu’au petit matin que nous refaisions le monde ; parfois même nous décidions de dormir quelques heures sur place avant de retourner dans la civilisation.

En ces occasions-là, votre grand-père décidait en son âme en conscience –à moins que ce ne soit en son état semi comateux- de se ‘faire porter pâle’ au travail et filait sous les draps.

En ces occasions-là, moi, peut-être pas très fraîche mais absolument pas comateuse, je prenais une double douche et un triple café noir, enfilai une tenue présentable et filais rechercher votre papa chez ma mère pour l’emmener à l’école avant de rejoindre mon bureau.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:53
Nos rallyes inter mutuelles

Ces rallyes, nous en faisions, en général, deux fois par an.

Il y avait ce Rallye Inter Mutuelles en juin ; à l’exception de celui que j’ai évoqué et qui a failli être pour moi une ‘trop triste journée’, votre grand-père préférait se situer dans la compétition plutôt que dans l’organisation ; il y avait à cela une bonne-mauvaise raison : eh, oui ! votre grand-père et son frère Pascal avaient du mal à coexister pacifiquement alors, pour éviter que leurs sempiternelles querelles pourrissent l’ambiance, votre grand-père avait décidé de ne pas marcher sur les très chères plates-bandes de son pas très cher frangin.

Il se déroulait sur toute une grande journée ... dominicale mais sans être religieuse pour autant: l'époque et nos idées du moment ne nous inclinait pas à penser au 'Jour du Seigneur'!

Rassemblement dès neuf heures le matin pour recevoir les carnets de route et les consignes autour d’une table bien garnie en café, chocolat, jus d’orange et brioche ; eh ! C’est qu’il allait en falloir de l’énergie !

Retrouvailles en fin de soirée, l’horaire n’étant déterminé que par les concurrents à mesure qu’ils arrivaient à bout de leur périple. Et là, en général sous un hangar ou dans une salle des fêtes, un banquet nous attendait : des salades composées géantes, d’immenses plats de charcuteries et viandes froides, des camemberts et des fruits de saison à profusion, le tout accompagné de cabernet d’Anjou proposé sans limites si ce n’est celle que se mettaient les moins déraisonnables pour assurer le retour.

Ce banquet était précédé, ne serait-ce que pour attendre les retardataires, d’un apéritif copieux mais dont les alcools forts étaient exclus, sécurité oblige … quoique d’aucuns ont pris de belles cuites avec le bon vin cuit !

Mais ? Aïe ! Je vous entends déjà : « Mamie, on ne faisait que boire et manger dans tes rallyes ? » Que nenni !

Entre le sympathique petit ‘encas’ du matin et le super dîner du soir, la journée était longue, le parcours tumultueux et les épreuves à couper le souffle.

C’était déjà tout un programme que de décrypter ce carnet de route, de trouver la bonne orientation et, d’étape en étape, d’emprunter le chemin le moins hasardeux pour avancer vers le but.

Dur, dur de se repérer dans les Marais où toutes les conches sont identiques et toutes les parcelles de terrains se ressemblent. Pas facile non plus de dénicher le bon calvaire ou la juste ferme en ruine ou de détecter le judicieux embranchement qui évitera de tourner en rond.

Et ici, la boussole ne servait à rien car Jojo et ses comparses se faisaient toujours un malin plaisir à brouiller les cartes et les pistes, à nous faire parfois repasser, exprès pour mieux nous désorienter, trois fois au même endroit mais, une fois par le nord, une fois par le sud et la troisième par … inadvertance !

« Et comment vous faisiez pour ne pas vous perdre tout à fait ? » me dites-vous.

Comment peut-on se perdre dans son petit coin de France où l’on a grandi, que l’on a déjà parcouru/découvert au cours des ballades dominicales avec papa-maman ou lors des folles virées à bicyclette avec les copains ? Sans compter les classes vertes de l’école primaire et les sorties culturelle du lycée !

Non, nous ne craignons pas de nous perdre ; toutefois, notre soucis était de découvrir avant la nuit le point final du ralliement ; pour cela, les organisateurs faisaient bien les chose : en cas de perdition il y avait ‘l’enveloppe SOS’ ; il suffisait de l’ouvrir pour connaître le lieu de l’arrivée ; bien sûr cela excluait de la compétition mais pas du banquet final et, sommes toutes, nous n’étions pas là pour gagner, seulement pour participer … n’est-ce pas Monsieur de Coubertin !

La compétition était d’ailleurs tellement secondaire qu’il n’était pas rare, au détour d’un calvaire ou sur les vestiges d’un ancien castelet, de voir deux ou trois voitures garées et tous les occupants rassemblés pour étudier ensemble les rébus et les plans afin de répondre aux questions et de continuer l’aventure dans la bonne direction.

Quand nous avions réussi à décoder les messages tordus, à mettre à plat les informations glanées de ci de là, à associer nos quelques lueurs de compréhension, nous tirions à la courte paille l’ordre dans lequel nous allions repartir en respectant un délai de dix minutes entre chaque départ, compétition quand même y oblige !

Vous voyez : la bonne humeur et l’entraide étaient au rendez-vous de ces Rallyes dont le but était d’offrir à tous une agréable et conviviale journée !

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:20
La 4L

Un certain dimanche matin où je devais participer à un rallye avec des amis … et où je me suis retrouvée ‘sur le carreau’ parce que la petite fille des dits amis était malades et que mon mari était déjà parti avec notre bonne et fiable Ami6, je me mis en demeure de tenter le rejoindre avec ‘sa’ 4L … tout un programme :

Bien vite je remonte à l’appartement pour récupérer les clés de la vieille 4L, une ‘caisse’ que votre grand-père avait acquise pour cinquante francs (pensez cinquante euros, cela doit être un peu équivalent, en pouvoir d’achat) dans une ‘casse’ et qui nous tenait lieu de seconde voiture. Je n’avais pas d’autre choix puisque votre grand-père avait pris l’Ami6 (une Citroën de l’époque, modeste mais bien fiable et pratique).

Oui mais ! Tout n’est pas gagné car cette 4L a un caractère pire que le mien (ce qui n’est pas peu dire) et fait donc preuve d’une grande indocilité ; pas question pour elle de démarrer au quart de tour ! Il faut jouer habilement sur le ‘tournage’’ de clé et le ‘tirage’ du starter, avoir le pied aussi léger que vif sur l’accélérateur, bref ! Tout un art que je n’ai guère l’habitude de cultiver avec ma brave Ami6 ; une véritable épreuve pour mes nerf déjà mis à vif pas ce fâcheux contre temps.

Quelques vingt-cinq gros mots plus tard, n’en pouvant plus je lance cet ultime appel aux cieux : « Sainte Vierge Marie, même si je ne vous suis pas du tout fidèle, s’il vous plait, aidez-moi ! »

Bon ! Quand on a mis la religion au fin fond du dernier tiroir, on fait ce qu’on peut … et ‘ça a marché’, enfin je veux le croire … pour croire encore un peu !

La 4L vrombit, sursaute ; marche arrière toutes pour sortir du parking et me voici enfin en route !

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Bienvenue Chez Simone

  • : Le blog de chezsimone
  • : Merci à toi, passant qui a poussé la porte de mon humble domaine, tu es ici chez toi!C'est ta curiosité qui nourrira mes énergies, ce sont tes commentaires qui me feront grandir. Je n'ai à mon menu que mon cœur et mon âme; par un semblant de don ma plume te les fera goûter. Si mon petit 'chez moi' réussit à te plaire, passant soit mon ami dans la ronde des mots !
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