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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 13:16
Une douzaine d'huîtres (suite)

Il est dix-huit heures trente ; bientôt le club va fermer ses portes.

Soudain votre grand-père émerge de sa partie de Tarot ; il n’a toujours pas fait de grand chelem ; est-ce pour cela qu’une idée vient de lui traverser l’esprit si peu encombré par son jeu perdu d’avance ? Il nous rejoint et lance : « Une douzaine d’huitres à la Rochelle, ça vous dit ? »

Mon Minou, votre papa que j’appelais ainsi à l’époque (et même un peu plus tard) n’était pas très loin et son oreille aiguisée a entendu la proposition ‘trop bath’ de son papa ; il déboule, saute, sans gêne mais non sans risques pour les bouteilles, sur la table basse et s’écrie : « Et une grosse glace avec plein de chantilly, hein, promis papa ? »

La réponse collégiale ne se fait pas attendre : « C’est bath, on y va ! »

‘Chaussette’ fonce au bar avant qu’il ferme pour téléphoner à ses parents (eh ! les téléphones portables n’existent pas encore). C’est qu’elle est sérieuse pour deux, ‘Chaussette’ puisque Corine est une adorable insouciante et, comme elles vivent encore chez papa-maman, elle a à cœur de les prévenir pour qu’ils ne s’inquiètent pas.

Cette douzaine d’huitres à La Rochelle n’étant pas une première, nous sommes déjà bien organisés : nous emmenons les voitures sur le parking du HLM ; Pat invite les jumelles dans la sienne tandis que Chris me suggère de monter à l’arrière de la nôtre (« pour surveiller ton Minou ») et se glisse sur le siège passager avant.

En avant toutes !

Dans une petite heure nous serrons attablés ‘chez André’ avec nos douzaines d’huitres, de belles tranches de pain copieusement recouverte de beurre salé et un petit verre de blanc sec. Bien sûr, il y aura une grosse glace à la chantilly agrémentée de cigarettes russes pour votre papa.

Il ne sera pas loin de vingt-trois heures lorsque nous prendrons le chemin du retour après une balade digestive sur les remparts : vue splendide sur le port en sommeillé et grand bol d’air marin !

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 14:35
Une douzaine d'huitres!

Certes, vous n'allez pas forcément comprendre le lien entre le titre de mon article et sa teneur; patience: ceci n'est que le tout début de l'histoire, passage incontournable pour mieux savourer la suite.

Alors, avec ou sans huitres, voici comment nous vivions dans nos années 70 ... encore et toujours dans l'improvisation des imprévus!

Il est dix-sept heures trente.

Je viens d’aller chercher votre papa à la sortie de l’école et il m’a dit : « On peut s’arrêter au club de papa pour boire un Melkola ; et y’aura peut-être mes copine ? »

Le melkola, c’est une boisson chocolatée en petite bouteille que les enfants sirotent avec une paille. Les copines, ce sont les filles de Nini, une habituée des haltes au club à la débauche ; elles sont un peu plus âgées que votre papa et l’ont trouvé tellement mignon qu’elles aiment bien s’occuper de lui.

Qu’à cela ne tienne ! Je n’ai pas particulièrement envie d’aller jouer les épouses modèles derrière la gazinière dans mon HLM ; un jambon-purée mousseline saura combler le fiston et les restes du frigo nous suffiront.

« D’accord Minou, on s’arrête au club ! »

Pas de « Oh Yes ! » : ce n’était pas encore à la mode, mais un « trop bath ! » ; ‘bath’ étant une expression de l’époque empruntée à un groupe de chanteurs en vogue ; un condensé de chouette, super, génial, cool etc…

Il est dix-sept heures quarante-cinq et j’effectue un demi-tour, aussi osé qu’interdit, en plein milieu de la rue pour m’engager en sens interdit sur le parking du club. Pas vue pas prise et bien garée !

Par chance, les copines sont là et me raptent mon Minou en un éclair ; je n’ai pas le temps de leur donner de l’argent pour le Melkola et c’est sans importance car je sais bien qu’elles vont dire au barman : « tu le mets sur l’ardoise’ de maman »

Me voici donc plantée, délaissée … mais pas pour longtemps car ‘Chaussette’ (bien sûr ce n’est pas son nom de baptême, seulement son surnom et le seul nom auquel elle réponde), ‘Chaussette’ donc, qui était en train de savourer une bière avec Corine, sa sœur jumelle, me fait signe ; je passe par le comptoir du bar prendre un sweppes et je les rejoints : bisous, salamalec, ça va ? merci ! et toi ?

Bien vite nous entamons une discussion passionnée sur la largeur des pantalons ‘pat’d’eph’’ et la longueur des mini-jupes ‘raz la décence’. Pas très sérieux direz-vous ? C’est exact mais tellement reposant après une journée de travail !

Pat et Chris, qui viennent de terminer une partie de baby-foot acharnée nous rejoignent ; le volage sujet des tenues vestimentaires est abandonné et nous nous mettons à refaire la soirée ‘caf’conc’’ du mardi.

Oserai-je avouer que j’en ai presque oublié l’existence de votre papa ? Seulement ‘presque’ et, qui plus est, je le sais sous bonne garde et très heureux d’être le petit bonhomme choyé de ces demoiselles !

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:28

j'ai failli rater mon effet; je tente la récupération!

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 13:21

Oui, je sais, ce n'est ni original, ni forcément drôle ... tant pis je "cède à la tentation"!

et je vous souhaite un agréable premier weekend d'avril

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 13:05
PÂQUES

Que vous croyez en Jésus ressuscité ou pas,

Que vous aimez faire de cette fête une agréable chasse aux œufs pour les tout petits... ou pas,

Que vous profitiez de cette occasion pour faire un repas de famille ... ou pas,

Que ce premier week end de printemps vous donne des envies de bord de mer ... ou pas,

Bref! le lundi férié allongeant le week end pour en faire un joyeux week beginning ...

je vous souhaite toute la joie que vous attendez de ce temps de repos!

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 14:27

Suite et fin, en effet de ce qui n'est qu'un extrait de mon chapitre éponyme et qui s'inscrit dans le projet de mon livre mémoire

Si nous avions tenu à garder quelques distances avec le voisinage, nous ne vivions pas pour autant repliés sur nous-mêmes ; la famille et les amis étaient toujours les bienvenus et n’avaient pas besoin de prendre rendez-vous pour sonner à la porte.

Bien que nous ne soyons pas, à cette époque, très fortunés, il y avait toujours quelques réserves pour offrir au pied levé…

Chez nous c’était ‘chez vous’, la bonne auberge en quelque sorte !

Mais c’était encore plus car nous avions également cette disposition d’esprit d’écouter les joies et les peines des autres ; nous savions nous réjouir avec eux, nous savions leur remonter le moral s’il le fallait.

J’en demande pardon à Brassens, chez nous c’était un peu ‘l’Auberge du Bon Dieu’ !...

C’est ainsi que nous vivions : dans l’improvisation des imprévus de passage.

Nous préférions cependant nos soirées enjouées du samedi soir avec nos amis habituels : nous avions fini par former une petite ‘bande de potes’ et nous aimions oublier ensemble nos parentales et professionnelles responsabilités en faisant la fête…

Votre grand-père et moi offrions avant tout le lieu et ses commodités ; les boissons, alcoolisées ou non, les pizzas, quiches et autres gâteaux sucrés ou salés arrivaient avec nos invités et nous les disposions sur une table de camping. Les uns prenaient un siège, les autres s’asseyaient sur le sol … et en avant la fête en total libre-service !...

Après un premier verre pour créer l’ambiance, après quelques bavardages sur tout et rien (le boulot, les enfants …) en avant la musique et la danse !

Vous voyez, les filles, telle était notre vie dans le HLM, dans notre petite boite du gros cube en béton : une vie somme toute pleine de bonheur par tout ce que nous avions su y apporter de jeunesse, d’’humanité et de partage !

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 15:00

Il y eut aussi quelques jolies rencontres, quelques agréables solidarités… Et puis, il y avait Carlos et sa famille.

Un jour de pluie votre papa me demanda s’il pouvait inviter Carlos à la maison ; c’est avec joie et soulagement que j’acceptais, préférant les savoir au chaud, au sec et à l’abri des extravagances des plus grands dans le hall d’entrée.

L’après-midi se passa joyeusement, un peu bruyamment parfois mais sans dérives car Carlos était un petit garçon bien élevé … comme quoi la condition sociale et le statut d’immigré ne sont pas synonymes de défaut d’éducation !

Lorsque l’heure faut arrivée de préparer le dîner de votre papa (un jambon-purée très certainement) je proposais à Carlos de lui mettre une assiette ; décidément très bien élevé, Carlos me répondit : « J’veux bien m’dame mais faut que j’prévienne mon grand frère ». Fabio fut averti ; il trouva l’idée excellent et Carlos s’installa à table avec votre papa ; du coup j’eu envie d’ajouter deux ‘petits beurres’ pour accompagner le fromage blanc !

Je venais de créer une première qui fut suivie de bien d’autres repas du soir que Carlos venait partager avec votre papa … qu’il pleuve ou que le soleil brille.

En contrepartie, car la famille de Carlos avait réellement une belle éducation, lorsque nous étions à la maison le dimanche après-midi, sa maman invitait votre papa à goûter avec son fils : des gâteaux ou des beignets qu’elle confectionnait elle-même et qu’elle accompagnait de lait tiède sucré ou de jus de fruit frais selon la saison.

A bien y réfléchir, la vie en cité HLM n’était pas aussi sauvage et barbare qu’on voulait le prétendre ; il suffisait d’ouvrir les yeux du côté des belles choses de la vie.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 19:36

(premier extrait)

Comme je vous l’ai raconté, notre petit nid de la rue Jean Jaurès s’était révélé au fil des mois moins confortable et agréable que nous ne l’avions espéré et, juste après la naissance de votre papa, nous avions pris la décision de faire une demande de logement à l’office des HLM.

Certes, vivre dans une cité populaire en béton ne nous semblait pas forcément la solution idéale ; toutefois, trouver un logement satisfaisant en ville était assez improbable et nous n’avions même pas la moitié d’un franc d’économie pour pouvoir nous lancer dans l’achat ou la construction d’une maison. « Faute de grives on mange des merles » dit-on : à défaut d’idéal nous nous étions rabattus sur un habitat fonctionnel à moindre coût.

Les constructions (sociales) de cette époque présentaient l’avantage d’être spacieuses, rationnelles et bien équipées pour un loyer modique. Et puis, pour nous qui étions alors proches de la mouvance communiste, nous immerger au milieu des ‘prolos’ (ouvriers modestes) et des immigrés portugais ou maghrébins nous semblait une démarche en parfait accord avec nos idées.

Ce fut malgré tout en totale ignorance de ce qui nous attendait que nous avions signé car, avec l’office des HLM, pas question de faire les difficiles, pas question non plus de bénéficier d’une visite préalable. Bon, nous avions quand même une vague idée puisque la mère de votre grand-père vivait en HLM ; dans mon imaginaire ce serait donc « comme chez Liliane mais en plus neuf » ; et cela me convenait !

En l’espace d’un week end, avec l’aide efficace des copains et les conseils à ne pas forcément suivre de ma mère, nous avions pris possession de notre nouveau domaine ; il nous restait à découvrir ‘l’âme de la cité’, la faune du béton … et ce ne fut pas triste !

Il ne fut toutefois pas toujours facile de supporter les décibels excessifs des musiques contradictoires qui jaillissaient des balcons : un militaire, deux africains, trois portugais, quatre marocains, ou vice-versa : au beau milieu du square cela réalisait une cacophonie à la limite du recevable.

Pour le reste, et pour le ‘fun’ : les ado-mâles qui faisaient pétarader leurs mobylettes pour épater les filles, les ado-minettes qui, toutes mini-jupes dehors, pouffaient au son de leurs transistors, les bambins qui se tapaient dessus à coup de pelles et de seaux en plastique dans le bac à sable et les mamans qui s’eng… pour tout et rien…

La douce vie de la zone, en fait !

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 18:44

Ces soirées se déroulaient dans une ambiance familiale, communautaire car nous nous étions tous plus ou moins séduire par les idées pseudo collectivistes véhiculées par le communiste, même si n’en mesurions pas la véritable portée politique. Nous commencions la soirée par des embrassades débridées puis nous échangions nos joies et nos peines, nos espérances et nos désillusions avec, déjà, le verre à la main et en slalomant entre nos chers petits heureux, eux aussi, de se retrouver.

Et puis, l’artiste faisait son apparition … Il était l’heure de passer aux choses sérieuses et nous allions prendre place, mais pas ‘nos’ places car, ici, rien n’appartenait à personne, pas même une chaise ou un coin de table.

En hiver la cheminée répandait sa chaleur et sa lumière dansante chaloupait l’atmosphère pour notre plus grande joie. C’est là, devant, sur des peaux de chèvres, que les enfants s’installaient pêle-mêle. Ils étaient habitués et savaient que « quand le monsieur (ou la dame) il commence à chanter on prend Doudou et on se tait ».

… Lorsque le concert (ou le spectacle car il n’y eu pas que des tours de chant) commençait la salle se revêtait d’un silence et d’une écoute quasi religieux … et, l’une après l’autre, nos petites têtes endormies s’affaissaient en boule sur les peux de chèvres … « Bonne nuit les petits ! »

Alors, à l’entracte nous allions, avec une infinie délicatesse, récupérer nos progénitures qui, l’hiver enroulées dans nos manteaux, l’été posées sur nos (inutiles) gilets, se retrouvaient bien à l’abri sous nos chaises. C’était tout un art de bien préserver ces chères petites têtes sous nos chaises de telle sorte qu’elles ne risquent pas d’être heurtées par une chaussure de passage ; il n’y a jamais eu d’accident, seulement quelques petits pieds piétinés par de grands pieds battant la cadence …eh ! On ne pouvait quand même pas les glisser en entier sous nos chaises !...

… Mais, là, je sens bien que vous avez deux questions qui vous brûlent le bout de la langue ; j’ai raison ?

« Oh oui ! Et de un : qu’est-ce qu’ils faisaient, les chanteurs, le reste de la semaine ? Et de deux : c’est quoi qu’ils chantaient ? » …

Il y en eu tant et tous tellement si différents que je ne peux vous dire ‘quoi ils chantaient’ si ce n’est qu’ils racontaient, chacun à leur manière et avec plus ou moins de talent, la vie de notre époque, les uns du côté de soleil, les autres du côté de la pluie.

Et, dans nos vies à nous, tantôt au soleil tantôt sous la pluie, ‘La Licorne’ a été durant quelques années notre petit havre où, à défaut d’y puiser une puissante culture musicale, nous avons appris à cultiver l’amitié sincère et la solidarité …

Bernard ne cherchait qu’à nous offrir ‘la vie en notes’ (musicales) en nous épargnant ‘la note (financière) de la vie’ !

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 15:40

(extrait du chapitre éponyme ... et qui sera l'un des volets de mon projet de 'livre mémoire)

Un soir votre grand-père arriva tout excité à la maison … aïe, trois fois !!!

Avant même de prendre le temps de jeter sa veste n’importe où, il me dit :

« On a vu Jojo (Jojo était animateur culturel inter mutuelles) et il nous a dit que Bernard venait de démissionner de la MAIF et avait acheté un bistrot à Sevreau (Sevreau est à quelques kilomètres de Niort, à l’entrée du Marais Poitevin).

Quitter un emploi stable et convenablement rémunéré pour se lancer dans l’improbable défi de l’élevage des chèvres ou de la culture maraîchère de terre était très tendance à cette époque ; Bernard inaugurait une autre mais tout aussi hasardeuse reconversion.

C’est à ce moment-là, ou, plus précisément, quelques mois plus tard que nos belles et folles soirée ont commencé à ‘La Licorne’.

Car c’est bien ainsi que Bernard avait décidé de rebaptiser son bistrot : ‘la Cagouille’ (escargot en français), son ancien nom, ne convenait guère au projet de Bernard qui rêvait de monter un ‘café-concert’ ; le surréalisme de ‘La Licorne’ lui semblait plus en phase avec ses attentes.

Le principe de ‘La Licorne’ était le suivant : Bernard invitait Ses artistes durant une semaine ; ils arrivaient dans la journée du lundi, à l’heure qui leur convenait ou quand ils le pouvaient tant leurs modes de déplacements étaient souvent improbables.

Ces artistes se produisaient en avant-première le mardi soir au petit groupe des ‘fidèles amis de Bernard et de sa Licorne’ … dont nous faisions, bien entendu, partie.

Ces soirées privées commençaient le plus souvent dès dix-huit heures trente, dix-neuf heures car nous débarquions avec , qui son saucisson, qui sa salade de riz, qui son gâteau, bref, avec de quoi nous rassasier copieusement avant le spectacle. Bernard offrait l’apéritif, les cacahouètes et les olives.

Martine préparait une maxi purée mousseline pour les enfants ; elle posait la casserole sur un tabouret, derrière le bar, et munissait les enfants, les siens et ceux des autres, de cuillères plus pacifiques que les fourchettes et ils se régalaient à leur aise et à même la gamelle.

Pour les consommations durant le tour de chant il n’y avait pas de tarif : nous plongions dans nos poches ou nos sacs à main et en sortions ce que nous pouvions, parfois rien du tout en fin de mois et Bernard en riait.

Le samedi soir, c’était La représentation ouverte au grand public et la salle était toujours pleine ; et la salle grouillait de petites têtes brunes et blondes car, à cette époque, nous assumions pleinement nos enfants que nous ‘faisions suivre’ partout où nous allions.

Pour ce ‘caf-conc’ pas comme les autres l’entrée était gratuite : Bernard ne cherchait pas le profit mais le partage ; seules les consommations étaient payantes mais fort abordables.

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Bienvenue Chez Simone

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