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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:18

Je reviens de chez Lady Marianne qui nous propose son 'plat d'icioula'  ... et cela me donne l'envie de ce rebondissement culaire :

 

Ce matin, lorsque j’ai ouvert les volets, la lumière du lampadaire était voilée dans un essai d’aurore blanche et dense. Michel ne s’était peut-être pas trompé, hier soir, en me disant avec humour : « Je vais sortir mes chaînes, il va neiger demain ! »

 

Des voitures enchaînées en Agenais ? Cela n’existe pas !

De la neige en Agenais ? C’est tellement exceptionnel que j’en garde le souvenir d’un « C’était il y a si longtemps ! »

Mais aujourd’hui, il neige ! Et, en Agenais, lorsque les routes se revêtent d’un foulard blanc, c’est la panique !

 

Lors donc, je me suis inquiétée, j’ai redouté l’instant où je devrai affronter cet insolite élément, dégager ma voiture et me hasarder sur la pente, déjà bien dérapante des joyeuses glissades des écoliers en liesse, pour tenter d’arriver sans encombre sur la rue en contre bas.

J’ai finalement renoncé à prendre ce risque en espérant que cet inconfortable épisode ne soit que passager. Oui mais, je me suis à nouveau inquiétée parce qu’aucun commerce n’est à portée de pas de la maison et que mon frigo, qui s’était fait si généreux pour mes petites filles ce week-end, avait maintenant des allures de vendredi de carême ; je n’avais même plus mon habituelle brique de soupe en dépannage !

 

Qu’à cela ne tienne : faisant contre mauvaise fortune bon cœur je convoquais mes plus solides espérances et me lançais dans l’exploration de mes dernières richesses pour mitonner une soupe d’infortune qui aurait, tout au moins, le mérite d’être chaude.

 

Une courgette, deux carottes et la moitié d’un brocoli,

Une patate, deux endives et la moitié d’une tête d’ail,

Un oignon, deux pincées de sel et le pot à moitié plein d’eau

Feront l’affaire

Et, si j’ajoute ce petit rien de viande de porc qui traînait dans le congélateur,

A n’en pas douter, avec ce tout et n’importe quoi, j’aurai une bonne soupe bien goûteuse et bien chaude …

Une délicieuse soupe ‘fous-y-tout’ en somme !

 

Tourin

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 16:53

Une famille unie

 

J’ai ce grand bonheur : nous sommes une famille unie !

Bien sûr, les ‘prises de bec’, les mots d’oiseaux et autres querelles intestines ont émaillé notre chemin mais ce n’étaient qu’explosions spontanées et passagères ; l’amour a toujours été plus fort et le pardon sans cesse au rendez-vous.

Ni les éloignements physiques, ni les divergences idéologiques n’ont eu raison de notre solidaire unité.

Nous avons étés, nous sommes et nous serons

Une famille unie !

C’est ainsi que j’ai vécu et c’est pourquoi, tout naturellement, lorsque mon fils  s’est marié, j’ai souhaité que l’harmonie se fasse entre la famille de son épouse et la sienne ; j’ai proposé une ‘extension de famille’,

Et cela a fonctionné !

Nous sommes épiés un peu, au début, découverts ensuite, apprivoisés avec la bonne volonté de savoir nous apprécier ; nous nous sommes enfin aimés au point de ne plus faire qu’une seule et grande famille unie.

Et, puisque nous avons cette chance de bénéficier d’un ‘regroupement de famille’ sur un tout petit périmètre géographique pour beaucoup d’entre nous, nos rencontres sont très fréquentes,

Et ce n’est que du bonheur !

 

Oui mais, à vivre de cette façon, serrés-collés-bisouillés, nous prenons quelques risque :

Le père de ma belle-fille a eu une forte bronchite qu’il a très légitimement partagée avec Colette, son épouse ; mamie Colette est allée chez ‘nos’ enfants à peine remise et mon fils l’a généreusement libérée de ses derniers microbes ; il n’a pu cependant céder au besoin irrépressible de continuer à faire de tendre câlins à ses filles.

La petite Lucie du haut de sa jeune innocence a glané quelques éternuements, recueilli un reste de rhume dans le mouchoir de son papa de sorte que, si le lundi papa a pu reprendre son travail, elle s’est vue confiée, toute fiévreuse, aux bons soins de sa mamie-nounou au lieu d’aller à l’école.

Mon histoire ne dit pas quel bel avenir ont eu les microbes chez la nourrice ?

 

Mon histoire sait, par contre, que lorsque mes petites filles sont venues à la maison samedi soir, Lucie toussait encore et Manon toussait déjà !

Et moi, dans un débordement de grand amour de mamie, nichée entre mes deux Minettes sur le canapé, j’ai pris en charge leur ‘trop marre de tousser’ à pleins poumons …et dans le même bol de tisane dangereusement partagé ;

Et ce matin je tousse …

C’est quand même beau, une famille unie !

 

Tiens, il faudra que j’appelle mamie-nounou ce soir pour savoir si elle fait un peu partie de cette grande et belle famille …Atchoum, trois fois !!!

 

P1310001Un peu de rhume et de toux ... mais beaucoup de sourires quand même!

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 18:41

J’ai deux paires de lunettes mais, non, je n’ai pas bénéficié d’une seconde paire offerte gratuitement lorsque j’ai pris la décision de changer et mes verres et mes montures après une visite chez l’ophtalmo ; j’ai tout simplement gardé mon ancienne paire car des lunettes, même approximatives, cela peut toujours servir.

 

Ainsi donc, celle que j’appelle à présent la première est en réalité la seconde et celle que j’appelle la seconde est celle que j’avais achetée en premier, avant que ma vue ne change ; car c’est bien de ma seconde paire de lunettes, devenue première, que je me sers le plus souvent, c’est elle que je glisse dans mon sac lorsque je quitte la maison.

 

Quand à celle que j’appelle la seconde, je la garde dans le tiroir de ma table de nuit et l’utilise lorsque je suis à l’étage puisque, s’il est probable que l’évolution (plutôt l’involution) de ma vue pouvait justifier que je fasse travailler un opticien, il est tout aussi évident que je ne suis atteinte d’aucune dégénérescences et que j’y vois très bien avec ma première paire de lunettes, devenue seconde.

 

Si vous n’avez pas tout suivi, retenez seulement que j’ai deux paires de lunettes, une au rez de chaussée et l’autre à l’étage ; je ne peux pas faire plus simple explication !

 

Lors donc, j’étais à l’étage, à mon bureau, pour imprimer un document et, pour éviter un clic malencontreux, j’ai chaussé ma seconde paire de lunettes.

Je suis redescendu avec mon ordinateur pour continuer à travailler dans la cuisine, unique pièce où, depuis des décennies je me trouve à l’aise et inspirée : un bon éclairage, une grande table pour le confort et quelques délicieuses odeur de cuisine pour chatouiller mes sens suffisent à délier mon esprit et convoquer ma muse.

 

Tout se passait très bien quand soudain …

Ah, j’oubliais de préciser que, dans ma cuisine et donc en bas, j’étais depuis un moment sur l’ordinateur  et, qu’avant d’avoir gravi les escaliers, j’avais déposé ma paire de lunettes, la première, sur un coin de table.

 

Tout se passait donc fort bien ; je consultais un article en ligne, quand soudain je ressenti une légère difficulté pour lire quelques lignes en italique. D’un coup d’œil oblique je vis mes lunettes, première cela va de soi, sur le coin de la table ; je les attrapais pour les chausser et me mis à éclater de rire devant la collision entre ma seconde et ma première paire de lunettes : j’avais encore mes lunettes d’en haut bien plantées sur le nez !

 

La morale de cette histoire c’est que l’étourderie a parfois du bon puisque, à présent, je suis convaincue que l’ophtalmo n’était pas de mèche avec l’opticien et qu’il était utile de changer mes verres … et, bon, en changeant aussi de montures, même payantes, j’ai deux paires de lunettes !

 

Lunettes

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 13:33

68 ans! Un anniversaire qui, cette année, m'a complètement plombé le moral; je n'ai pas du tout aimé car, pour la première fois sans doute, j'ai attaché de l'importance à ce chiffre et oublié que j'ai décidé  d'avoir à tout jamais 15 ans dans ma tête et dans mon coeur ... j'ai fait une crise de vieillerie en somme!

Les fêtes de Noêl s'étaient faites remède à ma maladie d'âge; oui mais, le médicament perdit ses effets avec le départ de mes petites filles et, devant ma glace, je ne voyais plus que cette mèche de cheveux blancs alourdissant mon front ... je faisais une rage de vieillesse!

Comme je ne suis malgré tout pas d'un naturel à me laisser abattre j'ai pris la grande décision de redonner couleur à mes cheveux et jeunesse à mon  coeur : avec la complicité d'un shampoing miracle j'ai retrouvé ma teinte châtain abandonnée depuis quelques années...

 

04 01 15

(j'ose le faire: me présenter pas forcément sous mon meilleur profil ...

mais c'est un 'selfie', donc pas terrible et j'assume; Na!)

 

... et j'ai repensé à ce poème écrit il y a une dizaine d'année:

T.O.C.

 

Petit prince cheveux châtains

Déjà grand-mère encore enfant

J’habite un étrange lointain

Astéroïde incandescent !

 

J’y cultive une jolie rose

Lui voue un culte sans égal

Chaque matin je lui dépose

Une ondée cœur sur les pétales.

 

J’y déplore un fougueux cratère

Mais le ramone tous les soirs

Quand l’horizon devient amer

Il explose mes désespoirs.

 

Dans mon jardin si je chancelle

En aile tendre âme brûlée

C’est que je suis une hirondelle

Que quelques T.O.C. ont déplumée !

 

En le relisant me voici consolée, rassérénée: Oui! dix ans plus tard je suis encore ainsi

Youpi et tralalère! j'ai quinze ans pour l'éternité!

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 14:14

Une belle histoire

Et, pourtant, cela a bien failli être une triste histoire !

 

Hier, malgré le froid glacial, il a fallu, impérativement, que j’aille à Agen.

Impérativement car, après les ‘messes de Noël’ dans toutes les églises de notre paroisse, après la ’messe de minuit’ dans la Basilique bondée, la réserve d’hosties était au plus bas et, comme j’ai promis à mon curé d’assurer la ‘gestion du stock’ … pas question que je crée l’impardonnable et insoutenable incident de la panne d’hosties dimanche prochain !

 

Je pris donc mon courage à deux mains et je décidai d’aller en voiture jusqu’au parking du bus-navette : se garer dans Agen n’est jamais chose aisé ; en cette période de l’année, avec la patinoire artificielle installée en plein centre, c’est tout simplement ‘mission impossible’.

Le bus-navette me déposera à quelques dizaines de pas de mon point de ravitaillement, la « Librairie de la Sainte Famille »  et j‘en profiterai pour faire un peu de lèche vitrine.

L’expédition s’est déroulée sans encombre, avec joie même car le bus retentissait de bavardages d’enfants.

 

Au retour, sur le parking, alors que j’allais remonter dans ma voiture, mon téléphone m’annonça un SMS … que je m’empressai de consulter : c’était un doux message envoyé par ma sœur Hélène et que je décidai de transférer sans attendre à mes contacts préférés;

C’est donc légèrement excitée que je me suis mise au volant … et ‘bling’ !

Dans un élan d’inattention je n’ai pas vu la grosse pierre, là, juste devant ma roue avant droite ; j’ai démarré, appuyé sur l’accélérateur … et ‘bang’ !

Ma voiture s’est aplatie, la roue droite en bascule, sur la grosse pierre !

Consternation, tristesse, appréhension ! Je n’osais même pas sortir pour constater les dégâts, « j’l’ai fait quand même » … et ‘ouf’ ! Rien que de la tôle froissée et éraillée.

 

Oui, mais ! Il fallait que je trouve un moyen de sortir de cette faucheuse situation ???

Forcément : appeler mon garagiste qui, un trente décembre à quatre heures de l’après-midi, s’est un peu fait supplié avant d’accepter de venir à mon secours.

 

J’étais là, fumant une cigarette pour décompresser, lorsque le bus-navette revint. Je devais avoir l’air triste ou, tout au moins très ennuyée ? Et puis, ce n’était évidemment pas très normal qu’une frêle silhouette embobinée dans sa grande écharpe reste plantée devant une voiture en précaire équilibre sur une grosse pierre.

Quand tous les passagers furent descendus, le chauffeur vint à moi, il regarda le spectacle et me dit :

« Il suffit de relever votre voiture avec un cric et de dégager la pierre »

« Je sais mais je ne peux pas le faire ; je ne sais même pas si j’ai un cric ni où »

« Je peux ouvrir votre coffre ? » « Oui, bien sûr »

 

Se relevant alors les manches, il ouvrit le coffre, pris le cric et se mit à l’œuvre. Il me dit simplement :

 « Voulez-vous surveiller mon bus parce que j’ai la caisse à l’intérieur ? »

C’était vraiment le moindre des services que je puisse lui rendre pour le remercier de son geste généreux.

Il continua son travail, dégagea la pierre, remis le pare-choc en place et me dit :

« Il y a plus de peur que de mal ; vous pouvez repartir sans risques »

 

J’’aurai voulu l’embrasser mais je n’ai pas osé et je me suis empêtrée dans un dédale de remerciements. Lui, tranquillement, m’a répondu :

« Je suis content d’avoir pu bouger cette pierre … maintenant, il faut que j’y aille les gens arrivent »

 

Les plus belles histoires naissent dans ces grandes petites choses de la vie

accomplies avec générosité et simplicité,

comme si c’était naturel

et qui se font leçons de solidarité mieux qu’un cours de catéchisme !

 

(J’ai malgré tout attendu l’arrivée de mon garagiste puisqu’il avait eu ce sursaut de gentillesse de venir quand même)

 

Voeux 2015

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:57

C'était promis ... et, chose promise, chose dûe!

Alors, après avoir terminé les vêtements pour le poupon de Lucie, je suis allée acheter les laines aux couleurs choisies par Manon pour lui faire son cache oreille!

J'avoue avoir tremblé un peu, eh, c'est qu'il fallait que je réussisse mon ouvrage et je n'étais pas aussi sûre que la belle enfant de m'en sortir avec les honneurs ... ou, tout au moins, avec une réussite suffisante pour faire briller les mirettes de ma grande Miss.

Les oreillettes ne m'inquiètaient pas: confectionner ces mini coussinets en un point simple et les remplir avec les jambes (coupées bien entendu) d'un vieux collant en laine fut presque un jeu d'enfant pour mes petits doigt experts; mais si!!!

D'ailleurs, voyez:

cache oreilles face

 

Par contre, comment réaliser le serre tête pour qu'il soit efficace? Un simple bandeau de laine ne pouvait suffir   pour maintenir, bien serrées, les oreillettes sur la chevelure de Manon.

J'ai cogité, refléchi, imaginé ... rien ne me semblait satisfaisant ... jusqu'au moment où, "mais oui bien sûr": il fallait que je prenne pour support un serre tête basique et que je l'habille de laine crochétée aux couleurs de Manon !

Evidemment, c'eut été trop facile, le magasin de laine propose mille et un autres articles divers ..., mais non, pas de serre tête ...ouaps et aie-aie-aie!

Et là encore, "mais oui bien sûr": l'autre jour nous sommes allées dans une grande surface de la multivente à bon marché (et, Na! je ne dirai pas le nom) où il y avait des serre-tête de toutes sortes à en faire rêver les jeunes demoiselles.Prenant mon courage à deux mains et le volant de la voiture dans l'autre, j'ai foncé vers le-dit magasin ...où j'ai trouvé mon serre tête; ouf, trois fois!

De retour à la maison je me suis mise fébrilement au travail,

Et voili, voilou, voilà le cache oreille de Manon enfin confectionné!

 

cache oreilles 2 côté

 

 

cache oreilles 2 trois quarts

 

"Et c'est pas fini",

car il me restait de la laine alors j'ai commencé une écharpe ... qui va devenir un 'snood' car mode oblige pour une jeune ado!

Mais il me manquait de la laine bleue; je suis donc allé acheter une autre pelotte, et, chemin faisant, alors que je pianotais un texto je me suis souvenue que Manon était en quête d'une coque ou d'un étui pour son télephone ...

Alors, oui, vraiment, "c'est pas fini":

je vais encore retouner chercher de la laine pour que le snood soit bien long, bien entortillé autour du cou frileux (ou pas, mais mode oblige) de mon adorable Minette ... et qu'il me reste de quoi lui faire un étui en laine assorti à sa parure pour son téléphone.

Quelques douces soirées d'hiver en musique et en rêverie me sont donc encore promises

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 13:28

Ouf, Manon respire enfin !

 

Un petit ‘bol d’air’ et de joie de courte durée car papa n’apprécie pas.

Aïe ! Papa a toujours un œil sur Manon (un autre sur Lucie d’ailleurs, possèderait-il plus que deux yeux ?).

Papa est soucieux d’inculquer de bonnes manières à sa fille et en cela, moi, sa mère, je lui accorde un satisfecit. Papa juge bon d’intervenir : « Manon, on est à table. Si tu veux envoyer des SMS à tes copines, demande au moins la permission de sortir de table. »

Manon, en bonne ado qu’elle essaie d’être lui lance un regard courroucé ; papa sévit : « Donne-moi ton téléphone ! »

Manon, un rien rebelle comme il sied à ses douze ans, mais obéissante malgré tout comme il convient lorsqu’on a été bien élevée, lui donne son téléphone ; elle a des larmes plein les yeux …exactement les même larmes que lorsque papa lui confisquait sa  console Nitendo de petite fille.

 

Papa aussi a le cœur gros : il n’aime pas plus flétrir le sourire de sa grande fille qu’il n’aimait la voir, petite, fondre en larmes ; il va quand même résister un peu, juste le temps de déposer le téléphone sur un meuble pour ‘marquer le coup’.

Puis il finira par dire, certain d’avoir conforté malgré tout son autorité et sa crédibilité : « Allez, tu peux sortir de table ! »

Et il jettera un œil libératoire vers le téléphone, invitant ainsi Manon à le récupérer.

 

Alors, Manon qui n’a que douze ans, attrapera son téléphone avec un grand ‘merci’ et son plus beau sourire …comme à l’époque de la Nitendo’ !

 

Manon telephone

là, c'était cet été, avec mon téléphone car Manon n'avait pas encore le sien ... mais, déjà, elle y allait bon train

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:11

Manon a douze ans,  

Elle habite une grande et belle maison …à la campagne ;

Manon a douze ans,

Elle va maintenant au collège … en ville.

 

Manon n’a que douze ans,

Et pourtant, chaque matin elle prend le bus toute seule ;

Manon n’a que douze ans,

Et parfois, c’est sur la place du marché ou devant la mairie qu’elle attend que ses parents viennent la chercher le soir.

 

Manon a douze ans,

Elle assure … enfin, c’est ce qu’elle affirme.

Manon n’a que douze ans,

Papa et maman s’inquiètent un peu … même s’ils ne le montrent pas.

 

Alors, pour l’anniversaire de ses douze ans, ce fut décidé : Manon a eu un téléphone portable, non pas pour jouer ou pour faire ‘grande fille’ mais pour rester en lien avec papa et maman …’au cas où’ !

Manon qui n’a que douze ans le vit comme une aubaine à laquelle elle ne s’attendait pas déjà !

Très vite elle a su apprivoiser son bel outil de communication ; elle a surtout découvert la richesse des SMS qui la relient à ceux qu’elle aime : envoyer des ‘coucou’ à ses mamies, un petit message tendre à maman ou s’assurer que papa est bien en route pour venir la récupérer … mais, surtout, surtout, communiquer souvent et longuement avec ses meilleures amies.

Très vite elle a su devenir, du haut de ses douze ans, une ‘ado des temps modernes’ accomplie qui vit avec son téléphone portable dans la poche de son jean !

 

Oui mais : Manon n’a que douze ans,

et les repas de famille qui s’éternisent lui pèsent encore. Savourer de bons plats, elle apprécie ; prendre part à la conversation elle s’y ose à présent … jusqu’au moment fatidique ou papa, papy, tatie s’engagent sur le crucial débat de l’âge de la retraite.

La retraite, Manon s’en fiche éperdument ; elle n’envisage même pas encore l’entrée dans la vie active !

Alors Manon s’ennuie ; elle patiente un peu en espérant la fin de ce débat qu’elle juge stérile ; elle s’impatiente parce que, décidément, les grandes personnes brassent mille et un mots pour ne dire que toujours la même chose.

Manon n’en peut plus ! Sa main se glisse discrètement dans la poche de son jean où sommeille son téléphone, elle le caresse, hésite et, n’y tenant plus, elle le saisi et envoie un SMS à Samantha ; Samantha s’ennuyait aussi … les voici en train de se raconter ‘plein de secrets’ par SMS interposés ; Ouf, Manon respire enfin !

 

Manon et son téléphonemais: 'c'est pas fini!', sinon que viendrait faire la console! ... la suite est pour bientôt!

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 14:04

Un album-livre de photos-papier en 2011 ? Ça n’existe pas ! Vraiment ?

Eh bien oui, puisqu’on met les photos dans l’ordinateur avec l’appareil photo numérique !

Ah bon … et si j’en faisais un quand même ?

 

En 2011 ma belle fille m’avait donné un album photos à la couverture joliment fleurie : ellle ne savait qu’en faire car c’est mon fils qui ‘prend’ les photos et qui les ‘jette’, un peu en vrac d’ailleurs, dans la rubrique ‘image’ de son ordinateur.

Je crois bien qu’elle espérait  que, moi, je le fasse vivre cet album, que j’en fasse la mémoire-papier de l’enfance de ses filles, Manon et Lucie.

 

 

Album photo 1

 

J’ai relevé le challenge ! J’y suis même allée d’une préface :

« … Et si un album-livre de photos-papier en 2011, et un peu avant, et encore après, ça pouvait exister ? Et si je lui confiais mes ‘fleurettes’ à moi, mes jolies ‘minette’ qui m’apportent toujours le soleil même en plein hiver ?

C’est décidé ! Manon et Lucie vous serez les princesses de cet album qui deviendra au fil du temps le précieux souvenir de vos tendres années …

Alors : souriez, vous êtes photographiées ! »

 Album photo 2

 

J’ai tenu mon challenge :

Après avoir réalisé une retrospective, pour chacune, depuis le jour  de leur naissance jusqu’en 2011, au fil des évènements, des rencontres, des doux moments passés ensemble, j’ai continué cet album.

Il ne reste plus aujoud’hui qu’une seule page vide, la dernière … et je crois bien que je vais y déposer demain le souvenir de notre première ‘soirée chinoise’ dont nous allons nous régaler ce soir sur la table basse de mon salon !

 

Bien entendu je ne vais pas vous offrir toutes les pages de mon album-livre de photos-papier, cela prendrait trop de place ; mais je voulais vous le raconter, je voulais vous dire qu’au 21ème siècle ce n’est pas obsolète … parce que mes petites filles viennent de me le prouver il y a quelques jours en s’y plongeant avec les yeux écarquillés de bonheur : se voir et se revoir ainsi au fil des années, se redécouvrir telles qu’elle ne peuvent se souvenir … c’était, pour elles comme un voyage à la source de leurs jeunes racines.

 Album photo 3

 

Assurément l’heure de la mort du papier-souvenir n’est pas encore arrivée !!!

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 14:00

 

Oui ! Je vais vous révéler à quoi correspond cette drôle de photo;Pare froid

Mais, non ! Je ne vais pas démonter mon bricolage pour vous montrer ce que cache, ce qu’il me plait d’appeler mon ‘pare-froid’ : J’ai eu bien trop de difficultés à le réaliser.

 

Mon ‘pare-froid’ n’était, à l’origine, qu’une planche de contreplaqué ; bien vissée sur le mur, elle cachait un conduit de cheminée dont une partie avait été cassée avec propreté et délicatesse … mais, cassée quand même.

Aïe ! Pourquoi donc détruire ainsi un conduit de cheminée ? Les propriétaires –ou leurs artisans chargés d’entretien- ont leurs raisons qui, parfois, surprennent notre raison car c’est là, dedans, qu’est installé le cumulus d’eau chaude ; pourquoi pas ?

Il ne prend ainsi aucune place dans l’espace habitable et, s’il a une fuite, je n’angoisserai pas, du moins pas immédiatement car je ne m’en apercevrai pas avant de recevoir la trop douloureuse facture d’eau.

Bref ! Ce cumulus ne dérangeait personne ; il se faisait même ignorer tant le panneau de bois avait été fixé à la perfection ; il était à peine mentionné dans l’inventaire et tout aurait continué ainsi … si

Si la brave employée mandatée par l’agence pour établir l’état des lieux n’avait été habitée par un zèle surdimensionné.

Qu’elle ait souhaité compter tous les trous, recenser tous les éclats sur le carrelage, jauger, mesurer, passer à la loupe en plus d’une heure et demi les lieux pour en faire un état de trois pages, même si cela m’exaspérait un peu, j’avais décidé de prendre mon mal en patience : ce n’était, somme toutes, qu’un mauvais moment que j’allais vite oublier.

A l’étage, toutefois, son zèle a viré à l’obsession, là, devant le panneau de bois qui, imperturbable, lui interdisait l’accès au cumulus.

Prise soudain d’un accès de fureur – le mot n’a rien d’abusif tant elle se mit à agiter ses bras pour activer ses mains – elle s’est acharnée sur cette pauvre planche qui ne faisait que paisiblement son devoir de protection ; elle a tiré avec l’énergie que seul son désespoir de ne pas pouvoir écrire ‘cumulus en bon état’ sur sa feuille –déjà tout en bas de la seconde page- pouvait lui procurer. Les vis et les chevilles ont cédé dans un désastre de plâtre arraché et le panneau est tombé sur le plancher, plaf !

Que faire alors ? Me mettre en colère, l’insulter, n’aurait pas réparé les dégâts ; je lui ai simplement dit que j’allais signaler l’incident à l’agence et en demander réparation … à leurs frais bien évidemment. Mais, en attendant, il m’a fallu gérer un trou qui laisse passer l’air extérieur encore bien frais la nuit. Chauffer le  conduit de cheminée et, pourquoi pas, le ciel et les étoiles et tentant d’avoir assez chaud n’étant ni économique, ni efficace, j’ai donc dû avoir recours à un stratagème de survie jusqu’à la restauration du lieu en non-état.

 

Et cela a donné ceci !

Une vieille couverture en laine savamment installée sur le panneau de bois comme une cape et fixée par quelques pinces à linge ; une planche ‘chaudement habillée’ plaquée contre le mur et qui obture le trou béant ; sur le haut, la couverture forme un bourrelet qui, coincé dans l’interstice, vient à bout des derniers espaces d’air libre : mon ‘pare-froid’ de fortune –ou  d’infortune- qui, à défaut d’esthétique, m’apporte le confort d’une douce température intérieure.

 

Eh ! A défaut d’avoir un Brevet en bricolage, j’ai une Capacité en ‘trucs et astuces’ !

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Bienvenue Chez Simone

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