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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 13:30

Capture sapin

L’arbre de Noël est une coutume d’origine chrétienne. Il nous vient des mystères du Moyen Age joués sur les parvis des églises pendant la nuit de Noël, en prélude à la célébration religieuse. Ils mettaient en scène la chute d’Adam et Eve, rachetés par la venue du Christ. Près d’eux, un arbre chargé de fruits rappelait celui des origines. Et l’arbre se décore peu à peu de pommes et d’hosties pour mieux montrer que l’incarnation du Christ célébrée en la fête de Noël, rachète le péché de l’homme.

Du parvis des églises, le sapin passe, au XVIème siècle, dans les maisons. On y accroche des pommes, parfois des roses de papier multicolores rappelant l’arbre de Jessé évoqué par Isaïe, parfois des dattes, des noix, de l’or ‘qui grésille’ (fines feuilles de métal doré) pour évoquer l’or apporté par les Rois Mages. Au pied du sapin, les cadeaux signifient que Dieu se donne à l’homme et que l’homme apprend, de même, à donner.

Plus tard, les boules de Noël remplacent les pommes mais en gardent la signification. Elles sont en verre au XVIIIème siècle, rappelant que le Christ est « La Lumière qui brille dans les ténèbres ».

 

L’arbre de Noël est devenu à présent un ‘incontournable’ (ou presque) de la préparation des fêtes de Noël ; il se pare de guirlandes, souvent lumineuses … et de mille et un objets suivant l’inspiration (figurines, bonbons …).

S’il a, bien souvent, perdu sa symbolique première, il réunit toutefois grands et petits dans la joie du merveilleux et du partage … et son pied se garni de tous les cadeaux choisis avec ‘Amour’ que chacun, chacune vont découvrir comme autant de témoignage d’affection.

 

Pour cette année encore je vais révêtir mon costume de petite fille qui m'aidera à trouver les plus belles idées et je parerai mon sapin des mille et une merveilles qui feront briller les yeux de mes tendres 'Minettes'; j'entends déjà Lucie s'extasier: "Il est trop beau ton sapin, mamie!" lorsque Manon, consciente de la responsabilité que lui confert son statut de grande soeur aura branché avec une inhabituelle délicatesse la guirlande lumineuse ...

Et le soir, lovée sur mon canapé,

je m'envolerai vers mes plus doux souvenirs de Noël!!!

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:46

La couronne de l'Avent

 

Au cœur de l’hiver, au moment du solstice où la lumière l’emporte sur les ténèbres, Noël resplendit pour les chrétiens comme la Fête de la Lumière, au plus près du mystère du Christ.

C’est pourquoi ils éprouvent le besoin de vivre un temps de préparation spirituelle ; c’est ainsi qu’est né l’Avent, dont la durée a varié au fil du temps. Actuellement cette période débute le 4ème dimanche avant le 25 décembre ; chacun de 4 ‘dimanche de l’Avent’ donnant lieu à une célébration particulière … et au rituel des bougies posées sur la couronne de l’Avent.

La couronne de l’Avent est composée avec branchages à feuilles ‘caduques’ – c’est-à-dire permanentes – symbolisant la Vie qui ne meure pas ; elle est de forme ronde pour évoquer le soleil dans son retour chaque année, mais aussi le retour du Christ.

Cette tradition peut être toutefois qualifiée de relativement récente  puisque les premières couronnes sont apparues au nord de l’Allemagne au XVIème siècle. On les suspendait au plafond comme des luminaires, ou bien on les plaçait sur une table.

 

Cette couronne est maintenant présente dans de nombreux foyer qui ne suivent pas nécessairement la tradition religieuse chrétienne ; elle est devenue un élément de décoration, le plus souvent fixée à la porte d’entrée, comme une invitation au partage de la fête de Noël.

Pour les chrétiens, la couronne est, le plus souvent, posée à plat à proximité de la crèche. Quatre bougies l’accompagnent ; on en allume une le premier dimanche de l’avent, puis deux, puis trois, enfin quatre de sorte que plus la fête de Noël approche, plus il y a de lumière.

 

Noël chrétien ou non, la Couronne de l’Avent est donc, bien plus qu’une simple décoration : un symbole de vie, de lumière et de renouveau ; la certitude, chaque année, d’une nouvelle re-naissance … de la nature bien sûr, mais de l’homme aussi !

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 09:58

 

C’était à la Martinique.

Nous étions arrivés la veille en fin de soirée. L’excitation du voyage, la chaleur, les bruits inhabituels avaient hachuré notre nuit et, bien qu’il soit encore très tôt, l’aurore pointait déjà ; c’est étrange d’être réveillé à six heures du matin pendant les vacances !

Nous décidâmes de prendre notre premier petit déjeuner sur la terrasse et j’ouvris la porte-fenêtre …

Et là, à l’angle, perché sur la balustrade, un petit moineau nous épiait.

Ce n’était pas un chatoyant colibri, fierté des Caraïbes, ce n’était pas non plus un de ces majestueux oiseaux au pelage de geai cousin de nos corbeaux ; c’était un petit ‘piaf’ tout rond, tout gris, avec un bec et des pattes marrons … un simple ‘moineau des îles.

Il nous regardait tranquillement, nullement effarouché par nos mouvements vifs ; il a lancé quelques trilles puis s’est mis à aller et venir sur la barre en s’ébrouant.

Yann a pris un morceau de biscotte et s’est approché ; l’oiseau s’est éloigné mais, très vite, il est revenu chercher les miettes que nos lui proposions … Il s’est à nouveau invité le soir, à l’heure du dîner et semblait nous dire : « Donnez-moi des miettes ! » ; Yann lui a offert quelques bouchées de pain …

Le petit ‘moineau de îles’ venait de nous apprivoiser et nous l’avons adopté !

 

Chaque jour, à l’heure des repas, il venait ; il ne s’envolait plus à notre approche, il chantait en attendant ses miettes de pain qu’il dégustait visiblement satisfait avant de prendre quelques gouttes d’eau dans la soucoupe qu’il nous avait semblé agréable de lui consacrer pour compléter son repas.

Quelques temps après, un soir où nous nous étions attardés à consulter la carte après avoir mis le couvert, il a osé ! Il est venu sur la table et s’est servi tout seul … un morceau de jambon. Lorsque nous sommes sorti, il est resté et nous a regardés en agitant ses ailes de plaisir.

Nous aurions pu le chasser : « Vilain chapardeur ! » Mais nous l’avons regardé avec tendresse : « Gentil petit moineau de îles, merci de ‘faire comme chez toi’ pour sceller notre amitié ! »

 

A la fin du séjour, lorsqu’il a fallu boucler nos valises, Yann est allé sur la terrasse une dernière fois ; il a posé sur la table vide quelques miettes de pain et un morceau de jambon ; il a scruté le ciel et a dit, nostalgique : « Je vais le regretter, mon copain des îles ! »

 

A présent, quand je dépose mes restes de pains en miettes sur ma pelouse et que je contemple les oiseaux qui les picorent en pépiant, je ne peux m’empêcher de repenser à notre petit compagnon, notre ‘moineau des îles’ !

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 13:20

TourinTous les premiers dimanche de chaque mois nous allions déjeuner chez papy Jean et son épouse Lily ; d’agréables journées en famille que nous finissions toujours par une partie de pétanque acharnée, même en plein cœur de l’hiver.

Lorsque l’esprit de Lily se mit à voyager en cet autre pays que nous ne connaissons pas, nous avons continué à aller chez papy Jean ; il accompagnait merveilleusement sa chère Lily et assurait les repas.

Un jour il demanda à Lily de lui préparer quelques gousses d’ail pour relever le rôti ; Lily s’exécuta puis alla dans le cellier chercher d’autres têtes d’ail … elle en rempli un grand bol ! Papy Jean la félicita. En garnissant le rôti une idée lui vint : Il serait dommage que tout cet ail soit perdu, je vais faire un ‘Tourin’ et, ce soir, après la pétanque, je proposerai aux enfants que nous le mangions ensemble.

Lui qui avait grandi à la campagne dans une famille modeste connaissait tout de l’art de cette ‘soupe du pauvre’ de son sud-ouest !

Il alla chercher deux belles tomates, une petite pomme de terre et quelques feuilles de laurier sauce puis se mit à l’ouvrage.

Frotter l’intérieur de la cocotte avec l’ail pour l’imprégner de sa saveur ;

Réserver quelques gousses pour en tartiner les tranches de pain dur qui seront plongées dans la soupe juste avant de la servir ;

Piler le reste de l’ail dans un saladier ; y ajouter les tomates et la pomme de terre coupées en dés, une poignée de gros sel, une pincée de poivre et une cuillère d’huile d’olive ;

Bien mélanger la préparation ; la verser dans la cocotte et recouvrir d’eau ; y jeter les feuilles de laurier ;

Porter à ébullition puis laisser cuire à feu doux … longtemps, longtemps sans s’effrayer de voir la cuisine réduire : c’est ainsi que les ingrédients révèlent toute leur saveur.

Laisser reposer, oublier jusqu’à l’heure de faire la vaisselle de midi ; allonger alors la soupe avec de l’eau que l’on aura fait bouillir après l’avoir enrichie des bardes de lard du rôti et d’un bon verre d’armagnac ;

Et, enfin, aller la faire cette incontournable partie de pétanque !

Vainqueurs, vaincus, qu’importe ; tous gagnant d’une aussi belle journée !

Alors Papy Jean dira : « Il se fait tard, vous voulez bien rester dîner avec nous ? Lily a préparé  son ‘Tourin’ ! »

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 10:20

 

 

Dessin au Pastel gras sur canson de ma petite fille Manon (9 ans)

 

Ce visage inclus dans le paysage ne manque pas de créativité:

Une communion de l'homme et de la nature qui ne peut qu'apporter

1er pastel de Manon

beaucoup de joie comme en témoigne le soleil émergeant du ciel pour mieux illuminer sa tendre dédicace

 

 

Si j’étais une fleur … 

Je serais une rose, à peine éclose,

mes pétales aux tendres couleurs seraient ourlés

d’un pourpre éclatant,

reflet du trop-plein de vie qui bouillonne déjà en moi..

 

 

 
 

 

 

Un peu hardie, un peu pressée, je commencerais bien vite à déployer ma corolle en espérant que l’on me remarque un peu et que l’on dise de moi : « qu’elle est jolie ! ».

Un peu coquette, j’inclinerais mon bouton pour me mirer dans l’ondée déposée à mon pied par la rosée du matin … et, oui, je me trouverai belle !

Droite et fière sur ma tige, j’étirerais mes fraîches feuilles vers le ciel pour tenter de m’affirmer dans le jardin des grandes.

Je n’oublierais pas d’aiguiser mes épines pour mieux piquer les importuns ; je grifferais pour me défendre ; j’égratignerais pour me faire entendre …pourtant je ne serais pas méchante, juste un peu rebelle, et impulsive ; et pour me faire pardonner je déposerais le doux baume de mon délicat parfum sur les blessures de mes coups de griffe.

Mais, un peu trop candide, un peu trop jeune encore, je ne saurais peut-être pas me protéger d’un chien-loup de passage et le laisserais mordre ma beauté qui, trop tôt coupée de ses racines, se fanerait sans doute dans une flaque de pleurs. Pauvre petite rose, si belle et, oh combien, vulnérable et fragile !

 

Si j’étais …

                   Je ne suis pas une fleur, je suis Manon,

                                                                         Charmante et Charmeuse, Rêveuse aussi

                 Et qui s’élance souvent avant de réfléchir …

 … Alors, s’il vous plait ; veillez sur moi  et n’oubliez jamais que

Si j’étais une fleur, je serais une rose à peine éclose !

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 14:08

 

bouquet pour le fête des mères 005

J’ai cueilli quelques fleurs dans le jardin de mes souvenirs.

 

Majestueux, presque divin, il domine les autres fleurs du bouquet par son éclat ; mais il se penche un peu et semble chuchoter : Si je vous dépasse, c’est seulement pour mieux vous protéger !

            Le glaïeul rouge me fera toujours penser à toi, Papa !

 

Toute simple et pure, elle fleuri au printemps lorsque reviennent les premiers rayons du soleil ; elle reste discrète et pourtant ose imposer son cœur d’or.

            C’est la pâquerette et j’aime la mettre en bouquet pour toi, Grand-mère !

Au bord de la rivière, nichée dans la mousse du talus, des fleurettes bleu-mauve exhalent leur doux parfum.

            Ces violettes fragiles me rappellent tes doigts de fée lorsque tu brodais, Mamie !

 

Peut-être, mes grands-pères, êtes-vous partis trop tôt pour que j’aie appris l’art de vous fleurir ?

            De toi, Grand-père, je n’ai que le souvenir des chrysanthèmes que j’allais arroser sur ta tombe ;

            En pensant à toi, Papy, j’hésite entre la glycine que tu domptais si bien sur la façade de ta maison et les brassées de lilas dont tu jonchais l’entrée.

 

Puisque c’est en fleurs que j’ai choisi de me souvenir, je voudrais en cueillir encore quelques-unes :

            Des lys blancs pour mon cousin,

            Des chardons bleus des landes pour ma tante,

            Des dahlias multicolores pour mon oncle,

            Un tournesol éclatant de lumière pour mon neveu …

 

Et, avant de quitter le jardin, j’en prendrais une dernière :

            Une rose rouge que je vais t’offrir, Maman, pour t’aider à poursuivre ta route !

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:50

 

Si j’étais une fleur …Je serais une petite  clochette

Douillettement blottie sur un tapis de mousse.

 

 Mes délicats pastels forceraient l’admiration des gros pissenlits patauds et les violettes m’envieraient d’être si frêle et élancée.

Je ferais tinter mes grelots en me laissant joyeusement bercer par le souffle du vent.

Souple et rusée, je me laisserais courber pour m’asperger d’une fraîche ondée, mais, résistante et obstinée, bien vite je me redresserais pour me faire caresser par un doux rayon de soleil.

Je grandirais tranquille en prenant le temps d’affiner mes couleurs et l’on dirait de moi : « qu’elle est jolie ! » … je rougirais un peu car je serais secrète et n’aimerais pas être exposée à tous les regards.

Facétieuse à mes heures, je m’ébrouerais dans un jet de gouttelettes pour chatouiller les coccinelles et les chenilles et les envoyer réveiller toutes ces bonnes vieilles herbes somnolentes … mais, si !

Un rien coquine, je nicherais mes grelots sous mes feuilles à l’approche des grandes bottes du jardiner: caché-coucou, tu ne vas pas me trouver !

Rieuse et joueuse, je cèderais peut-être aux timides avances d’un chaton polisson qui me regarderait balancer mes grelots en dodelinant de la tête ; mais, prudente et avisée, je lui demanderais d’attendre encore un peu. Astucieuse petite clochette si délicate et pourtant si déterminée !

 

Si j’étais …

Je ne suis pas une fleur, je suis Lucie

                           Gracile et attirante,

                              Réservée aussi

              Et qui prend ses marques avant de s’aventurer !

Alors, ne vous faites pas trop de soucis, je saurai me protéger car, n’oubliez jamais que

Si j’étais une fleur, je serais une petite clochette !

 

texte inspiré par les étincelles de vie de ma petite fille Lucie

 

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Bienvenue Chez Simone

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