Merci à toi, passant qui a poussé la porte de mon humble domaine, tu es ici chez toi!C'est ta curiosité qui nourrira mes énergies, ce sont tes commentaires qui me feront grandir. Je n'ai à mon menu que mon cœur et mon âme; par un semblant de don ma plume te les fera goûter. Si mon petit 'chez moi' réussit à te plaire, passant soit mon ami dans la ronde des mots !
Au commencement de notre histoire commune était l’Amour et l’Espérance d’un beau et long chemin de bonheur et de joie ;
Au commencement de notre vie à deux il y eu cet engagement mutuel officialisé par notre mariage.
Pour ce mariage nous nous étions toutefois contentés de la formule civile : la notion de sacrement nous était un peu étrangère et votre grand-père avait développé une allergie grave envers l’Eglise…
La cérémonie à la mairie avait été simple et conventionnelle, elle aurait même pu être banale si … si Monsieur le Maire n’avait pas déjà arrosé deux autres mariages, si les arrosés chronique du bistro voisin n’en étaient pas venus à une bruyante altercation sur la voie publique.
Ayant à grand peine réussi à poser ‘La’ question à votre grand-père :
« Guilain, Jean-Jacques Le Vaillant acceptez-vous de prendre pour épouse etc… »
Question à laquelle le Sieur Guilain avait répondu « oui ! »
Il avait repris son souffle, rassemblé les dernières lucidités qui lui restaient, et avait entrepris de réitérer ‘La’ question pour moi :
« Simone, Renée Maurice acceptez-vous » A cet instant, coup de tonnerre ou plutôt coups de gueules à l’extérieur … notre Maire venait d’entendre l’appel de ses paires arrosés et s’était fait un devoir d’aller rétablir l’ordre publique ; telle une flèche il avait traversé la salle et franchi la porte.
Bien ! Et « on fait quoi ? »
Son adjoint qui n’avait pas été invité à trinquer précédemment voulu reprendre l’affaire en seconde main et, volant à notre secours, il nous avait proposé de passer aux signatures du registre.
Du coup, je n’ai jamais dit « Oui ! » ; mais, puisque c’est avec joie et empressement que j’avais signé, puisqu’on nous avait remis notre livret de famille, pas de doute : notre mariage était bel et bien valide !
En sortant de la mairie cependant, votre grand-père avait l’air un peu embarrassé ; il venait d’extirper la boite aux alliances de sa poches en disant (une fois de plus) « On fait quoi ? »
Pas prise de court la toute nouvelle Madame Le Vaillant –votre mamie Simone- lui avait répondu du tac au tac : « On se les passe au doigt puisqu’on est mariés ! »
C’est ainsi que le petit moment de petite panique fut oublié ; les rires s’étaient libérés et les applaudissements s’étaient mis à crépiter … « Vive les mariés ! »