Merci à toi, passant qui a poussé la porte de mon humble domaine, tu es ici chez toi!C'est ta curiosité qui nourrira mes énergies, ce sont tes commentaires qui me feront grandir. Je n'ai à mon menu que mon cœur et mon âme; par un semblant de don ma plume te les fera goûter. Si mon petit 'chez moi' réussit à te plaire, passant soit mon ami dans la ronde des mots !
Drôle de titre, me direz-vous?
C'est pourtant celui qu'Hélène a choisi pour son poème,
Celui que je vous propose aujourd'hui;
A vous d'apprécier ses lignes,
A vous de tenter d'entrer dans le mystère ...
Ou de, plus simplement, vous laisser habiter par son message d'amour!
« A »
Paume fraîche sur peau brûlante,
La parole velours et le geste attentif
Effleurant le malade, caresse patiente
Qui saura le rejoindre en son sommeil plaintif
Aux portes de l’amour.
Le frisson éprouvé parce que l’autre a froid,
Le goût amer du pain s’il n’est plus partagé
Et le chant suspendu au souffle d’une voix
Qui dira : « je vais bien et j’ai le cœur léger »,
Résonnance d’amour.
La poignante colère, empathique souffrance
Et le souffle coupé de ne pas ignorer
Mais de ne pouvoir point apporter assistance
A l’homme torturé, la femme violentée,
Oh ! Impuissant amour !
Mais ces instants magiques où l’horloge s’arrête,
Où la peur est vaincue, la solitude absoute,
L’aube claire est promesse et des éclats de fête
Réveillent la tendresse pour éclairer la route
Dessinée par l’amour.
C’est tout cela l’amour ?
Frêle bagage, si conséquent et si léger !
Je ne sais pas… je ne sais pas…
C’est donc cela l’amour ?
Rêve absolu, si violent et si fragile !
Je ne sais pas… je ne sais pas…
Du premier cri au dernier souffle
Rêve obstiné, si exigent et si fugace
Du premier cri au dernier souffle
C’est pourtant bien l’unique trace
Qu’il me plaira de vous laisser.
