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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 19:06

Le texte du lundi pour le défi 143 des croqueurs de mots,  

 

                                           Le parcours de santé 

 

Depuis trois ans et demi mon épaule gauche m’en fait voir de toutes les couleurs et, maintenant, cette douleur qui n’aura jamais de cause avérée, m’est devenue si familière que, parfois, je m’étonne de ne plus souffrir durant quelques jours.

Une tête humérale enfoncée dans  sa cavité ? Des tendons usées et étirés ? Un nerf coincé ou un petit os mal ressoudé ? Cela restera mon grand mystère de la médecine !

 

Je n’oublierai cependant pas le parcours médical que cela m’a valu :

Tout a commencé par une simple radio qui s’est, en réalité révélée quelque peu compliquée : face, profil, trois quart en serrant les dents parce qu’il me fallait garder la main sur la tête au prix d’élongations sportives et douloureuses ; après une série de clichés, le manipulateur radio m’annonça qu’il fallait recommencer : « vous être trop petite et les prises ne sont pas bien cadrées ; mettez-vous sur la pointe des pieds ! » Il s’en fallu de peu que je me fasse une luxation des orteils.

Ensuite, reléguée dans une cabine sans air, enroulée dans mon pull puisque j’avais la consigne de ne pas me rhabiller, j’espérais un résultat, une réponse à mes questionnements ; mais, non ! Le  radiologue vint m’annoncer avec un large sourire qu’il ne décelait aucune lésion.

Pour ce non résultat je dû malgré tout sortir ma carte bancaire pour les honoraires non conventionnés du toubib. « L’acte radiologique, lui, est pris en charge par votre tiers payant » me dit courtoisement la secrétaire ; merci, c’est déjà ça mais le ‘vous n’avez rien’ en dépassement d’honoraires m’est resté sur l’estomac.

 

Je n’avais donc rien, sauf mal ! Consciencieux, mon médecin me proposa un supplément d’examen : un scanner. Ce fut le parcours du combattant pour obtenir un rendez-vous … un bon mois plus tard !

Et là, vers 16h30, alors que j’étais ‘programmée’ à 15h15, je dû subir tout le questionnaire d’usage sur mes antécédents, mes allergies, mes prises de médicaments et autres intolérances ; une bonne demie heure plus tard je fus enfin installée dans la salle d’examen. Après une nouvelle attente dans une autre petite cabine aussi austère que la première, le radiologue vint m’annoncer qu’il ne trouvait rien d’anormal ; à son non sourire je compris qu’il me prenait pour une pauvre hypochondriaque.

Il était plus de 18h lorsque je présentais, encore une fois, ma carte bancaire pour un allègement de mon compte que même ma mutuelle n’allait pas renflouer totalement.

 

En désespoir de cause et à court d’idées mais pleinement compatissant, mon médecin me prescrivit une pommade antidouleur et dix séances de kiné. L’antidouleur étant considéré comme ‘médicament de confort’ fut à ma charge.

Quant à la grande et belle aventure de kinésithérapie, puisque j’ai pu bénéficier du tiers payant, là oui, ce fut un véritable petit confort : une heure, deux fois par semaine à se faire masser ‘à l’œil’, j’en aurai redemandé !

Et alors, pourquoi pas ? Maintenant, tous les ans au sortir de l’hiver, je m’offre cette douce remise en forme ‘aux frais de la princesse’ et cela, sans scrupules : d’abord c’est justifié puisque ma persistante et inexpliquée douleurs s’en trouve apaisée et puis, depuis le temps que j’alimente la sécu et ma mutuelle sans abus de consommation … je ne fais rien de mal en me faisant du bien !

 

chariot-brancard

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 19:07

Je voudrais tant y rencontrer cette atmosphère étrange qu’elle nous invite à raconter … mais

Comme  c’est étrange,

Je n’y vois rien d’étrange ;

Serais-je donc, moi, si étrange

D’y ressentir un grand calme, d’y éprouver un sentiment feutré de bien être ?

 

Un ciel en promesse d’orage, allez-vous me dire, c’est n’est pas aussi rassurant que cela ;

Des demi teintes dont on ne sait si elles sont aurore embrumée ou nuitée duveteuse, ce n’est pas  aussi sécurisant que cela !

Serait-ce donc étrange d’attendre l’orage au milieu de nulle part et à une heure du jour que l’on ne connait pas ?

Je vous l’accorde : ce n’est certes pas l’ordre naturel des choses … mais

Comme c’est étrange,

Je n’y vois rien d’étrange ;

Serais-je donc, moi, si étrange ?

 

Cet homme et  cette femme qui semblent scruter le ciel à la croisée des chemins ne me semblent ni inquiétants, ni inquiétés … mais

Dans la pénombre d’un petit matin ou celle d’une fin de soirée, je suis allée me promener ; j’admire, immobile et tranquille, le vol tourbillonnant des nuages … et

Comme c’est étrange

Là, à quelques pas devant moi, ne serait-ce pas Lui,

Mon Guislain trop tôt parti ?

Surtout ne pas bouger

Retenir son souffle

Pour conserver cette vision

En illusion de sa présence

A l’instant où, oui, l’atmosphère m’est devenue enfin étrange !

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 13:08

 

Pour nous, chrétiens, la semaine à venir, appelée ‘Semaine Sainte’ est le sommet de notre foi. Mais je ne vous ferai ni catéchisme ni prosélytisme parce que :

« ça n’a pas des sens »

Simplement, pour moi, il est important de la vivre pleinement et cela va me prendre du temps ; d’autant plus de temps que mon curé m’a appelée à participer à l’organisation des différentes célébrations. Et pour moi

« ça a du sens »

Je ne m’étalerai pas plu longuement car je respecte toutes les sensibilités, opinions et idéologies : vous importuner, m’imposer

« ça n’a pas de sens »

Si j’ose aborder ceci c’est pour vous dire que je vais un peu manquer de disponibilité pour la création littéraire. Bâcler dans un temps un texte sans valeur, pondre à la va-vite un mauvais poème

« ça n’a pas de sens »

Alors je vais poser ma plume et refermer l’encrier jusqu’à Pâques.

Je ne vais toutefois pas bouder mon ordinateur ni délaisser sa souris : dans les moments de loisirs que je saurai me ménager je viendrai chez vous, je vous offrirai mes commentaires … Bref ! je poursuis notre partage parce que

« ça a du sens »

Et que nos échanges me sont précieux !

 

Le Reliquaire de la Statuette miraculeuse de Bon Encontre

(le reliquaire de la statuette miraculeuse dans notre Basilique)

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 18:13

Pour le défi 141 des croqueurs de mots proposé par Enriqueta

(je poste ce soir car demain ce ne pourrait pas être avant ... 14 heures)

 

C’est au fond du grenier, dans une boite en carton jauni, que j’ai aimé maman !

 

J’étais l’aînée de six enfants ; ma mère exigeait beaucoup de moi pour la seconder et avait cette fâcheuse manie de toujours me punir pour toutes les bêtises de la fratrie.

J’avais, je l’avoue quelques difficultés à l’aimer de tout mon cœur.

Pour éviter les corvées de dînette et de petites voitures, pour échapper aux tirages de tresses et autres joie d’une famille trop nombreuse, je m’éclipsais dans le grenier.

 

Ce grenier, véritable caverne d’Ali Baba, m’envolait dans des rêves tous plus extravagants les uns que les autres.

Coiffant le haut de forme de mon grand-père et chevauchant son vieux vélo sans roues, je partais à la conquête de mille et une aventures.

Me vêtant d’une antique robe au corsage dentelé, m’enveloppant d’un châle aux teintes délavées, je devenais princesse et attendais mon amant.

 

Mon imagination fertile donnait vie à toutes les richesses accumulées depuis plusieurs générations. Je ne faisais donc pas qu’y rêver, je partais aussi en un voyage dans le temps d’avant pour deviner l’histoire de mes ancêtres : un chemin de mémoire à travers les papiers, lettres et cartes postales.

 

Un jour je me suis décidée à couper la ficelle d’une boite en carton qui m’intriguait depuis trop longtemps ; quelle découverte ! Mon cœur se mit à battre à tout rompre devant une collection d‘aquarelles : des fleurs, des paysages et  quelques portraits peints avec une infinie délicatesse ; de vrais chef d’œuvres.

Je fus à deux doigts de défaillir lorsque, osant en retourner une, je découvris … le nom de ma mère !

 

Maman, toi si rigide et exigeante, toi qui mène la barque de la maison avec une telle autorité ; mais pouvais-je comprendre que tu n’as peut-être pas d’autre choix pour éviter la grande dérive ?

Ah ! Que n’ai-je connu plus tôt la délicate jeune fille qui rêvait sans doute en peignant si tendrement la vie !

 

Tout doucement j’ai refermé la boite ; après un baiser je l’ai précieusement déposée dans le bas de l’armoire : à présent je savais où trouver le grand cœur de maman pour apprendre à l’aimer !

 

Nuages

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 11:36

Pour accueillir le printemps, même s'il se fait bien timide ce matin, je vous propose mon petit moineau des îles; un histoire vécue!

 

C’était à la Martinique.

Nous étions arrivés la veille en fin de soirée. L’excitation du voyage, la chaleur, les bruits inhabituels avaient hachuré notre nuit et, bien qu’il soit encore très tôt, l’aurore pointait déjà ; c’est étrange d’être réveillé à six heures du matin pendant les vacances !

Nous décidâmes de prendre notre premier petit déjeuner sur la terrasse et j’ouvris la porte-fenêtre …

Et là, à l’angle, perché sur la balustrade, un petit moineau nous épiait.

Ce n’était pas un chatoyant colibri, fierté des Caraïbes, ce n’était pas non plus un de ces majestueux oiseaux au pelage de geai cousin de nos corbeaux ; c’était un petit ‘piaf’ tout rond, tout gris, avec un bec et des pattes marrons … un simple ‘moineau des îles.

Il nous regardait tranquillement, nullement effarouché par nos mouvements vifs ; il a lancé quelques trilles puis s’est mis à aller et venir sur la barre en s’ébrouant.

Yann a pris un morceau de biscotte et s’est approché ; l’oiseau s’est éloigné mais, très vite, il est revenu chercher les miettes que nos lui proposions … Il s’est à nouveau invité le soir, à l’heure du dîner et semblait nous dire : « Donnez-moi des miettes ! » ; Yann lui a offert quelques bouchées de pain …

Le petit ‘moineau de îles’ venait de nous apprivoiser et nous l’avons adopté !

 

Chaque jour, à l’heure des repas, il venait ; il ne s’envolait plus à notre approche, il chantait en attendant ses miettes de pain qu’il dégustait visiblement satisfait avant de prendre quelques gouttes d’eau dans la soucoupe qu’il nous avait semblé agréable de lui consacrer pour compléter son repas.

Quelques temps après, un soir où nous nous étions attardés à consulter la carte après avoir mis le couvert, il a osé ! Il est venu sur la table et s’est servi tout seul … un morceau de jambon. Lorsque nous sommes sorti, il est resté et nous a regardés en agitant ses ailes de plaisir.

Nous aurions pu le chasser : « Vilain chapardeur ! » Mais nous l’avons regardé avec tendresse : « Gentil petit moineau de îles, merci de ‘faire comme chez toi’ pour sceller notre amitié ! »

 

A la fin du séjour, lorsqu’il a fallu boucler nos valises, Yann est allé sur la terrasse une dernière fois ; il a posé sur la table vide quelques miettes de pain et un morceau de jambon ; il a scruté le ciel et a dit, nostalgique : « Je vais le regretter, mon copain des îles ! »

 

A présent, quand je dépose mes restes de pains en miettes sur ma pelouse et que je contemple les oiseaux qui les picorent en pépiant, je ne peux m’empêcher de repenser à notre petit compagnon, notre ‘moineau des îles’ !

 

L'enfant et l'oiseau-copie-1

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 06:59

 

Pour le défi 140 des croqueurs de mots ( texte du lundi)

Défi 140

 

Colette n’était pas malheureuse. Elle habitait une belle maison et ne  connaissait ni la faim ni le froid ; elle avait de jolies robes qui faisait l’admiration de ses camarades à l’école.

Sa maman l’aimait beaucoup ; son papa aussi, sans doute, mais il était tellement occupé par son travail qu’il n’avait pas souvent le temps de lui faire des câlins.

Et puis, il y avait les jumeaux. Colette les aimait de tout son cœur ; elle trouvait malgré tout qu’ils étaient très fatiguants pour sa maman.

 

Alors, ce matin-là, pour aider sa maman, Colette décida d’aller faire le marché. Elle prit le porte-monnaie en ayant soin de laisser un mot dans le tiroir : « Maman, t’inquiète pas,  c’est moi qu’ai pris le porte-monnaie pour aller au marché ; je t’aime ! »

Colette acheta des poireaux, des carottes et des pommes de terre ; ce sera bien pour faire un pot au feu. Elle choisit encore des tomates pour faire une entrée et de la salade parce que maman aime bien la  salade avec le fromage.

Avec les quelques pièces qui lui restaient elle demanda à la dame qui vend les fruits combien elle pouvait avoir de pommes : trois ; c’est bien pour nous puisque les jumeaux n’en mangent pas encore !

 

Oui, mais ! Le panier de Colette était maintenant bien lourd !

Par chance elle aperçoit un monsieur qui semble ne rien faire, assis sur un banc. En toute innocence elle lui explique : papa absent pour le travail, maman fatiguée par les jumeaux et son panier trop lourd ; elle lui demande, « s’il vous plait, monsieur », de l’aider…

 

Sera-t-il Ténardier ?

Sera-t-il Jean Valjean ?

A vous d’en décider !

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 18:34

Bonjour cette fois ci  l'histoire c'est <<le stylo magique>> mais ce n'est que la deuxième j'en ai pour l'intant 6 et elles sont différentes.

J'espère que elle vous plaira.

Manon

 

Marguerite était une petite fille qui n’aimait pas écrire. Mais un jour en se promenant dans un parc elle trouva un stylo magique mais elle ne savait pas encore. Un jour alors qu’elle était en classe, Marguerite voulu écrire avec le stylo. Elle  écrit, écrit et soudain elle voit que le stylo était magique ; elle était super contente et maintenant elle n’écrivait qu’avec ça.

Un autre jour Marguerite voulu écrire avec le  magique car elle l’avait laissé de côté pendant un moment. Mais elle ne le trouva pas ; elle chercha partout pendant plusieurs jours sans le trouver et elle était désespérée.

Mais un jour en fouillant dans une caisse elle retrouva son stylo magique ; elle était tellement contente qu’elle ne quitta plus jamais.

 


 


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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:07

Pour relever le Défi 139 des croqueurs de mots proposé par Enriqueta sur le thème de la résistance:

 

Au lendemain de toutes ces journées  de commémoration, lorsque je lis ce mot ‘résistance’, je ne peux que penser à cette période de guerre ouverte et de guérilla cachée dans les maquis, de déportations et de collaboration aussi qui se sont faites années de jeunesse pour nos aînés.

 

Mon père, ce héros ! Non il ne voulait surtout pas qu’on le considère ainsi!

Papa était un résistant : Pour fuir le STO (service du travail obligatoire en Allemagne), il avait fui l’épicerie encore paisible de ses parents et avait rejoint un groupe de maquisards dans la ‘Poche de Saint Nazaire’. Il n’en était pas revenu indemne et pourtant, lorsqu’il nous parlait de cette époque, ce n’était que pour évoquer ce qui, pour lui et ses compagnons d’infortune, avaient été de bons moments … Ici ou là, il faut bien que jeunesse se passe et s’éclate un peu !

 

Il nous racontait comment, avec un ou deux autres, ils faisaient en nocturne de périlleuses sorties en rase campagne pour tenter de rejoindre les habitations les plus proches avec un seul objectif : effectuer de savantes dérivations de courant et alimenter leur unique récepteur-émetteur, seul lien avec le reste de la France.

« Ces nigauds de paysans, ils planquaient des pièges à gibier dans leurs fermes pour nous coincer mais ils ne savaient pas à qui ils avaient à faire ; nous, les p’tits gars résistants on avait plus d’un tour dans notre sac pour leur emprunter un peu de courant ! »

 

Il nous relatait, presque en riant, comment ils troquaient leurs rations militaires bien ‘dégueulasses’ contre des poulets ou des morceaux de cochon :

« Ils étaient tellement fiers, ces braves paysans, d’avoir des boites ‘riquaines’ dans leurs placards qu’on n’avait même pas besoin de négocier ; c’était un peu plus difficile pour les patates et les navets parce qu’on n’avait plus rien à donner en échange mais il finissaient souvent par se laisser attendrir par nos allures de ‘gosses aux abois’ ; si on tombait sur la fermière, elle ajoutait même quelques morceau de pain ; si on tombait sur un ‘vieux de la vieille’ il nous filait une chopine de gros rouge.

Avec tout ça, le cuistot, qui était cantonnier dans la vie, nous mitonnait des pots aux feux meilleurs que ceux de votre grand-mère et on se faisait de ces sacrés ‘chabots’ !

 

Jamais papa ne s’est plaint, jamais il n’a parlé de ces nuits à la belle étoile dans la pluie et le froid, la trouille collée au ventre : C’était sa vie de jeune homme et il ne voulait penser qu’il était passé à côté de ce qu’on appelle les ‘plus belles années’ !

 

Résistant, oui, je pense qu’il était fier de l’avoir été mais il ne fallait surtout pas lui dire qu’il était un héros parce que, il nous l’avait expliqué :

« Si on ne voulait pas être collabo, on n’avait pas beaucoup le choix : c’était ça ou l’Allemagne »

 

Pour moi, il était quand même ‘mon Père ce héros’ … la seule petite ombre au tableau c’est qu’il n’avait pas su emprunter le chemin de la résilience ; malgré tous ses effort, toute sa bonne volonté, et bien qu’il ait su accueillir chaleureusement ma correspondante allemande, pour lui, jusqu’à son dernier souffle  les allemands étaient restés des ‘boches’… Ultime résistance de ses souffrances passées!

 

Papa

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 13:54

une rediffusion d'un texte que j'avais écrit il y a 'tout pile' un an, et, cette année encore, dans l'attente de cette joyeuse déferlante ... je dis Chic! trois fois!!!

 

 

C’est aujourd’hui le premier jour des vacances scolaires ; Vive les Vacances ! Ah oui !!!

Oh, je sais, pour beaucoup de parents, ce n’est pas tout à fait la joie : il va falloir trouver des solutions pour faire garder les jeunes enfants, frémir de  savoir les plus grand livrés à eux même, envisager, peut-être, poser des congés pour leur consacrer un peu plus de temps …

Mais pour nous, grand parents retraités, c’est un peu de bonheur en perspective, la belle occasion de se laisser envahir par nos ‘chers petits’.

Chic ! Trois fois !!!

 

Déjà mon cœur se prépare à accueillir une apprentie midinette avec son  cortège de préoccupations capillaires et vestimentaires, avec ses questionnement pointus –très pointus- sur tout et rien de la vie, avec ses CD bien à elle et ses série télé encore plus à elle…

Déjà mon cœur attend l’arrivée d’une mini-minette, avec son sac plein de malice, de jeux à faire, de livres à dévorer, avec sa vie tourbillonnante et ses acrobaties, avec ses ‘trop bon la Nutella mais j’aime pas ta soupe’ …

Chic : Trois fois !!!

 

Je vais tout donner de moi, me faire inventive pour leur proposer mille et une activités, me faire tendre pour partager leurs confidences, me faire patiente aussi quand Manon monopolisera la salle de bain ou lorsque Lucie jonchera son lit avec ses vêtements.

« Si on faisait ceci, si on faisait cela », de bon cœur je dirai oui et, quand au soir d’une journée bien remplie elles se seront faites complices pour me demander « on peut faire encore un jeu ? », je dirai oui … Mais, au bout du bout de la soirée, je me glisserai un peu fatiguée entre les draps.

Ouf ! Trois fois !!!

 

Eh oui ! Je les aime tant, mes petites filles que je ne pourrais concevoir ma vie sans leurs envahissements réguliers, sans leurs éclats de joie et leurs sourires radieux !

Mais je suis une mamie qui parfois se fatigue de leur jeune dynamisme ; Alors, eh oui ! Au terme de leur séjour, même si mon cœur est un peu chagrin de les voir repartir, de tout mon corps de mamie plus tout à fait jeune, je laisse envoler comme un Ouf …

Un tout petit ouf … et quand même pas trois fois !

Parce que :

 

Vienne Manon, vienne Lucie,

Chic !

S’en va Manon, s’en va Lucie,

Ouf !

En écrivant ces mots je prie

Que Dieu me prête longue vie

Pour accueillir en mon logis

Mes chères ‘Chicoufs » !!!

 

La petite fille et l'oiseau

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 19:56

Pour le défi N° 138 des croqueurs de mots

et sur cette image:

 

Défi 138

 

Chut !

Le  chat noir est perché

Et surveille mes chausses

Tandis qu’un champignon

A terre se repose

Et m’invite à rêver

Sans rimes ni raison …

L’effet est garanti : à présent j’hallucine !

 

 

Mes pieds dépareillés font la nique au miroir qui  s’est acoquiné avec un fourreau blanc et me renvoie l’image d’une petite bonne femme perplexe devant cette étagère et ses propositions.

Un réveil, un chausson et un grand sac tout vert peut-être plein de malices … qu’est-ce que ça veut dire ?

Un bonnet qui se prend pour un pingouin, ou vice-versa … à quoi ça sert ?

Et ce robot-poupée dans son coin de case ensoleillé… j’en fais quoi ?

 

Chut !

Le chat noir est perché

A présent il m’appelle

En faisant le dos rond

Et l’or de sa prunelle

Qui semble me happer

Ne me dit rien de bon !

 

Vous l’avez compris, je pense : les effluves suaves du champignon furent de courte durée et s’estompent déjà ; voici que je retombe à plat devant la réalité complexe d’une image de composition sur laquelle je ne sais pas rêver …

Tiens ! Et si je prenais cette sympathique et esthétique petite sacoche jaune pour habiller ma veste et m’en aller faire un tour au pays des couleurs !

 

Rouge : comme le sang de tous les hommes tués,

Vert : comme l’espérance d’un demain plus humain,

Bleu : comme ma peur quand je pense à ce trop-plein de haine,

Jaune : comme un rai de lumière dans toutes nos ténèbres,

Blanc pour tout taire et noir pour le cacher !

 

Rouge : comme le feu de mes passions,

Vert : comme la nature où j’aime me promener,

Bleu : comme le ciel d’un beau jour d’été,

Jaune : comme une étoile qui m’invite, qui m’invite …

A ne rien oublier !

 

Tiens ! Je reprendrais bien un peu de champignons !

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Bienvenue Chez Simone

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