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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:36
Nos rallyes Inter Mutuelles (suite)

Mais je vous sens encore impatiente : « C’était quoi, les épreuves ? »

Elles étaient nombreuses et variées, les unes sportives, les autres culturelles, d’autres faisaient appel à l’imagination ; bref ! Elles étaient conçues pour que chacun, selon ses meilleures compétences, puisse trouver à si régaler … à en baver aussi parfois.

Je ne pourrais toutes vous les raconter. Les plus récurrentes et incontournables restaient malgré tout de cet ordre :

Traverser une conche sur une ‘piate’ avec la pigouille ; un exploit qui n’était pas à la portée de tous et bien des barques ont tourné en rond ou même chaviré.

Faire un démarrage en côte avec un œuf placé derrière l’une des roues arrières ; un vrai désastre pour le moteur de la voiture qui parfois regimbait dans un nuage noir.

Ou bien encore, et Denis Brogniard n’a rien inventé, déguster une douzaine d’escargots crus et bien gluants ou avaler un pichet de vingt-cinq centilitre d’eau des conches avec les lentilles verte ; burk trois fois ; certains l’ont fait … pas moi !

Mais il y avait d’autres épreuves plus raffinées, faisant appel à nos petits dons en dessin, décoration ou écriture : reproduire une écluse ou une vieille ferme, composer un bouquet avec la végétation locale ou un poème mettant un site en valeur etc…

Et, il y avait toujours, en un ‘fil rouge’ qui tenait à cœur à Jojo, cette invitation à rapporter le plus d’objet commençant par une lettre indiquée sur le carnet de bord.

Pour la petite histoire et pour sourire : une fois ce fut la lette N et Simon ne s’est pas démonté ; à l’arrivée, en plus d’un nénuphar et quelques peccadilles, il présenta sa Nana avec son Nez, son Nombril et ses Nichons. Ce même jour une Niche a fait le rallye ficelée sur le toit d’une 2CV !

Comme vous pouvez le constater : on ne s’ennuyait jamais dans ces rallyes !

Et c’était pas fini !

A la fin de la journée, lorsque nous arrivions, fatigués et poussiéreux, voire carrément boueux, au havre de l’arrivée, quelle joie ! Quelle joie, non pas d’en avoir fini avec le périple mais de se retrouver : tapes dans le dos, poignées de mains, bisous et bavardages emplissaient l’espace et se faisaient prometteur d’une magnifique soirée !

Au fil des heures, les uns et les autres, ayant ce sentiment d’avoir bien ‘fait le plein’ de victuailles et de discussions, s’en allaient. Avec votre grand-père nous faisions toujours partie du petit clan des irréductibles qui ne se décidaient pas à partir aussi longtemps qu’un reste de conversation flottait encore dans l’air et c’est parfois jusqu’au petit matin que nous refaisions le monde ; parfois même nous décidions de dormir quelques heures sur place avant de retourner dans la civilisation.

En ces occasions-là, votre grand-père décidait en son âme en conscience –à moins que ce ne soit en son état semi comateux- de se ‘faire porter pâle’ au travail et filait sous les draps.

En ces occasions-là, moi, peut-être pas très fraîche mais absolument pas comateuse, je prenais une double douche et un triple café noir, enfilai une tenue présentable et filais rechercher votre papa chez ma mère pour l’emmener à l’école avant de rejoindre mon bureau.

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:53
Nos rallyes inter mutuelles

Ces rallyes, nous en faisions, en général, deux fois par an.

Il y avait ce Rallye Inter Mutuelles en juin ; à l’exception de celui que j’ai évoqué et qui a failli être pour moi une ‘trop triste journée’, votre grand-père préférait se situer dans la compétition plutôt que dans l’organisation ; il y avait à cela une bonne-mauvaise raison : eh, oui ! votre grand-père et son frère Pascal avaient du mal à coexister pacifiquement alors, pour éviter que leurs sempiternelles querelles pourrissent l’ambiance, votre grand-père avait décidé de ne pas marcher sur les très chères plates-bandes de son pas très cher frangin.

Il se déroulait sur toute une grande journée ... dominicale mais sans être religieuse pour autant: l'époque et nos idées du moment ne nous inclinait pas à penser au 'Jour du Seigneur'!

Rassemblement dès neuf heures le matin pour recevoir les carnets de route et les consignes autour d’une table bien garnie en café, chocolat, jus d’orange et brioche ; eh ! C’est qu’il allait en falloir de l’énergie !

Retrouvailles en fin de soirée, l’horaire n’étant déterminé que par les concurrents à mesure qu’ils arrivaient à bout de leur périple. Et là, en général sous un hangar ou dans une salle des fêtes, un banquet nous attendait : des salades composées géantes, d’immenses plats de charcuteries et viandes froides, des camemberts et des fruits de saison à profusion, le tout accompagné de cabernet d’Anjou proposé sans limites si ce n’est celle que se mettaient les moins déraisonnables pour assurer le retour.

Ce banquet était précédé, ne serait-ce que pour attendre les retardataires, d’un apéritif copieux mais dont les alcools forts étaient exclus, sécurité oblige … quoique d’aucuns ont pris de belles cuites avec le bon vin cuit !

Mais ? Aïe ! Je vous entends déjà : « Mamie, on ne faisait que boire et manger dans tes rallyes ? » Que nenni !

Entre le sympathique petit ‘encas’ du matin et le super dîner du soir, la journée était longue, le parcours tumultueux et les épreuves à couper le souffle.

C’était déjà tout un programme que de décrypter ce carnet de route, de trouver la bonne orientation et, d’étape en étape, d’emprunter le chemin le moins hasardeux pour avancer vers le but.

Dur, dur de se repérer dans les Marais où toutes les conches sont identiques et toutes les parcelles de terrains se ressemblent. Pas facile non plus de dénicher le bon calvaire ou la juste ferme en ruine ou de détecter le judicieux embranchement qui évitera de tourner en rond.

Et ici, la boussole ne servait à rien car Jojo et ses comparses se faisaient toujours un malin plaisir à brouiller les cartes et les pistes, à nous faire parfois repasser, exprès pour mieux nous désorienter, trois fois au même endroit mais, une fois par le nord, une fois par le sud et la troisième par … inadvertance !

« Et comment vous faisiez pour ne pas vous perdre tout à fait ? » me dites-vous.

Comment peut-on se perdre dans son petit coin de France où l’on a grandi, que l’on a déjà parcouru/découvert au cours des ballades dominicales avec papa-maman ou lors des folles virées à bicyclette avec les copains ? Sans compter les classes vertes de l’école primaire et les sorties culturelle du lycée !

Non, nous ne craignons pas de nous perdre ; toutefois, notre soucis était de découvrir avant la nuit le point final du ralliement ; pour cela, les organisateurs faisaient bien les chose : en cas de perdition il y avait ‘l’enveloppe SOS’ ; il suffisait de l’ouvrir pour connaître le lieu de l’arrivée ; bien sûr cela excluait de la compétition mais pas du banquet final et, sommes toutes, nous n’étions pas là pour gagner, seulement pour participer … n’est-ce pas Monsieur de Coubertin !

La compétition était d’ailleurs tellement secondaire qu’il n’était pas rare, au détour d’un calvaire ou sur les vestiges d’un ancien castelet, de voir deux ou trois voitures garées et tous les occupants rassemblés pour étudier ensemble les rébus et les plans afin de répondre aux questions et de continuer l’aventure dans la bonne direction.

Quand nous avions réussi à décoder les messages tordus, à mettre à plat les informations glanées de ci de là, à associer nos quelques lueurs de compréhension, nous tirions à la courte paille l’ordre dans lequel nous allions repartir en respectant un délai de dix minutes entre chaque départ, compétition quand même y oblige !

Vous voyez : la bonne humeur et l’entraide étaient au rendez-vous de ces Rallyes dont le but était d’offrir à tous une agréable et conviviale journée !

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 13:20
La 4L

Un certain dimanche matin où je devais participer à un rallye avec des amis … et où je me suis retrouvée ‘sur le carreau’ parce que la petite fille des dits amis était malades et que mon mari était déjà parti avec notre bonne et fiable Ami6, je me mis en demeure de tenter le rejoindre avec ‘sa’ 4L … tout un programme :

Bien vite je remonte à l’appartement pour récupérer les clés de la vieille 4L, une ‘caisse’ que votre grand-père avait acquise pour cinquante francs (pensez cinquante euros, cela doit être un peu équivalent, en pouvoir d’achat) dans une ‘casse’ et qui nous tenait lieu de seconde voiture. Je n’avais pas d’autre choix puisque votre grand-père avait pris l’Ami6 (une Citroën de l’époque, modeste mais bien fiable et pratique).

Oui mais ! Tout n’est pas gagné car cette 4L a un caractère pire que le mien (ce qui n’est pas peu dire) et fait donc preuve d’une grande indocilité ; pas question pour elle de démarrer au quart de tour ! Il faut jouer habilement sur le ‘tournage’’ de clé et le ‘tirage’ du starter, avoir le pied aussi léger que vif sur l’accélérateur, bref ! Tout un art que je n’ai guère l’habitude de cultiver avec ma brave Ami6 ; une véritable épreuve pour mes nerf déjà mis à vif pas ce fâcheux contre temps.

Quelques vingt-cinq gros mots plus tard, n’en pouvant plus je lance cet ultime appel aux cieux : « Sainte Vierge Marie, même si je ne vous suis pas du tout fidèle, s’il vous plait, aidez-moi ! »

Bon ! Quand on a mis la religion au fin fond du dernier tiroir, on fait ce qu’on peut … et ‘ça a marché’, enfin je veux le croire … pour croire encore un peu !

La 4L vrombit, sursaute ; marche arrière toutes pour sortir du parking et me voici enfin en route !

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 16:12
UN RALLYE ... RATE!

En ce beau dimanche de juin, le soleil inonde déjà le parking de notre HLM, promesse d’une belle journée ; il est neuf heures et je suis prête !

Neuf heures, c’est un peu tôt pour un dimanche mais, aujourd’hui, c’est le grand Rallye Inter mutuelles !

Depuis que Jojo était animateur inter mutuelles, c’était ainsi chaque année : à la faveur des beaux jours d’un mois de juin qui, à cette époque, était un vrai prélude à l’été, Jojo organisait ce grand Rallye à travers la campagne niortaise et le Marais Poitevin.

C’était l’occasion de rassembler les salariés des trois mutuelles (MACIF, MAIF, MAAF) d’une manière plus ludique et plus paisible que lors des ‘manifs’ syndicales ou politiques qui fleurissaient durant l’année.

C’était aussi l’opportunité d’offrir aux participants de redécouvrir leur région : une maxi classe verte en repérages géographiques et immersions historiques, une aventure sportive aux épreuves multiples dont l’initiation au maniement de la ‘pigouille’ sur le ‘conches’ du marais … sans oublier quelques haltes gastronomiques toujours imprévues et savoureuses ; Ah ; les ‘mojettes’ (haricots blancs) tartinées sur une grande belle tranche de pain de campagne grillée au feu de bois, quel régal !

Mais, hum ! Il me semble qu’il faut que je vous explique deux mots qui, pour vous jeunes lot et garonnaises, sont bien mystérieux.

La ‘pigouille’ est un grand bâton qui sert pour faire avancer la barque sur l’eau ; le guide est à l’arrière et plonge son bâton jusque dans la vase du fond de l’eau et il pousse de toutes ses forces. Cette pratique est surtout utilisés sur les ‘conches’ trop étroites pour qu’il soit possible de se servir des pagaies.

Les ‘conches’, ce sont tout les petits canaux qui quadrillent le Marais Poitevin ; elles sont en général étroites et peu profondes ; de drôles de pois verts les recouvrent, on les appelle des ‘lentilles d’eau’.

Je pourrai encore vous faire découvrir bien d’autres termes du vocabulaire maraispoitevinsan mais je risque de m’y égarer. Sachez juste, au cas où vous iriez là-bas, que les barques sont à fond plat … et que, tout naturellement, on les appelle des ‘piates’.

Mais, revenons, non pas à nos moutons car, ici, c’est plutôt le règne des chèvres, revenons à notre propos !

De bon matin ce dimanche de juin, donc, j’étais prête, bien équipées comme il se doit, chaussures de tennis au pied et K-way dans le sac à dos, pour me lancer dans ce Rallye.

Comme, pour cette fois, votre grand-père avait rejoint le groupe des organisateurs, c’est avec un couple d’amis, Gérard et Annette, que je devais faire ce Rallye et je les attendais avec impatience sur le parking de notre HLM. Ils tardaient un peu … et ‘j’aime pas ça !’

Enfin, j’aperçois leur voiture ! Mais, que se passe-t-il ? Gérard est seul !

Bien vite j‘en ai l’explication lorsque d’un air mitigé il m’annonce : « Pas de Rallye pour nous, la petite est malade. Elle a une forte température et on craint la varicelle ; on attend le médecin de garde »

Je ravale ma déception pour me faire compatissante : « Je comprends ; va vite retrouver Annette et la petite, je ferai bien quelque chose de mon dimanche »

Et pourtant, ce rallye, je l’attendais, je m’en réjouissais, j’avais même confié votre papa à mes parents ! (en général nous ne l’emmenions pas dans ce genre de périple qui n’était, en vérité, pas si amusant que cela pour un jeune enfant).

Que faire???

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 18:41
Le Festin

Ce n’était même pas un de ces mercredis

Où j’aime pour lui plaire un bon plat préparer,

C’était dans l’imprévu sans cours d’un vendredi

Qu’à Manon la cantine ai voulu éviter.

*****

Il n’était pas alors question que je me lance

Dans l’élaboration d’un repas raffiné,

Mais quand l’amour est là le style on s’en balance

Par deux mon ordinaire j’ai multiplié.

*****

Je voulais toutefois montrer à ma Minette

Combien mon cœur souriait de son joyeux passage,

Petits plats dans les grands j’ai mis un air de fête

A ma table comblant de soleil son visage.

*****

Qu’il fut doux cet instant où nous avons trinqué

Riantes et complices avec notre Coca,

Ensemble avons su faire un jour non programmé

D’un petit trois fois rien le meilleur des repas !

*****

20 mai 2016

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:35
ESCAPADE

Puisque le soleil s’est aujourd’hui décidé

A faire en mois de mai une belle journée,

Reléguant pour un temps consoles et tablette

C’est chaussées de rollers que filent mes minettes.

***

La randonnée fut-elle à hauteur d’espérance ?

Ont-elles pris plaisir dans cette belle errance

Où libres d’explorer les rues et les impasses

Du quartier tout entier ont pourfendu l’espace.

***

Les jeunes demoiselles rêvaient d’escapade

Mais bien vite revinrent et contre la façade,

Là où la baie vitrée reflétait l’extérieur

Se sont collé le nez pour scruter l’intérieur.

***

« Heureux qui comme Ulysse », heureuses furent-elles

De jouer à démêler ce curieux pêle-mêle

Des ombres du jardin projetées dans la pièce

Sur le gens attablé … et c’est le cœur en liesse

***

Que d’une galipette

Et les rollers aux pieds

Consoles et tablettes

Ont enfin retrouvées !

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 19:37
Le premier Mai!

E n dépit des frimas

N uages et ondées

M e suis aventurée

A désherber ma cour

I l me fallait enfin

F aire la place nette

A juster mon décor

I nterdire à mon sol

T ous ces relents d’hiver

***

C e fut tâche fébrile

E n un jour d’éclaircie

Q uelques heures pénibles

U sure de mes doigts

I gnorant les chardons

L uttant contre les ronces

T irant sur l’herbe folle

E mpilant les cailloux

P our faire de ma cour

L e plus joli jardin

A i planté moultes fleurs

I lluminant mes yeux

T out en chauffant mon cœur.

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 17:42
PETIT ROUGET OU GROSSE  DORADE

Le plus souvent, ces journées étaient incomparables et nous en profitions à fond avec nos inséparables jumelles.

Se laisser bercer par le roulis, s’envelopper des embruns, humer l’iode et la brise, écouter les cris des mouettes dans le jour naissant, on ne pouvait rêver plus agréable voyage !

Jouer les apprentis pêcheurs en démêlant nos lignes, décidément facétieuses, enrouler, dérouler les moulinets … aie ! « Comment tu fais quand t’es gaucher ? » disait votre grand-père ; « Tu fais marcher ton cerveau gauche et ta main droite suivra » répondait, moqueur, le marin-pêcheur.

Nous nous amusions bien ; nous, c’est-à-dire les quelques cinq ou six qui ‘tenaient la mer’ car, au fil du temps les petits déjeuner passaient par-dessus bord et leurs propriétaires s’affalaient sur le pont arrière !

Vers treize heures, alors que les marins pêcheurs nous invitaient à la pause repas en sortant leurs gamelles, nous n’étions plus nombreux à tirer de nos sacs à dos nos pâtés-rillettes et autres victuailles ; qu’à cela ne tienne : ainsi nous étions moins nombreux à partager la bouteille de vin rouge, nous avions même de quoi en proposer à nos hôtes marins !

Nous reprenions ensuite, mi sérieux, mi gamins, grisés par l’air du large et le verre de vin, notre pêche souvent récompensée par de jolies prises.

Une fois, par exemple, votre grand-père a eu la surprise et la joie d’attraper une grosse dorade ; elle pesait sur la ligne et se débattait tellement qu’il était tout sauf garanti de pouvoir la remonter à bord. En un éclair l’un des marins est accouru avec une épuisette ; même si cette prise n’allait pas lui revenir, son âme de pêcheur ne pouvait se résoudre à voir se perdre une aussi belle proie …foi de marin ! En échange de ce précieux service, votre grand-père a offert le reste de ses prises au marin ; le brave gars qui n’était pas habitué à autant de reconnaissance de la part d’un ‘touriste’ s’est confondu en remerciements auxquels votre grand-père a coupé court et lui tapant dans le dos et en lui disant : « je suis breton, entre hommes de la mer on se comprend ! »

Ces journées étaient des bénédictions mais, vers seize heures il fallait envisager rentrer au port sans plus s’attarder car il y avait ensuite le chemin du retour en autocar.

Le ‘débarquement’, c’était toute une histoire ! hormis pour les cinq ou six qui sautaient guillerets sur le quai en brandissant leurs prises, qu’il était délicat, voir périlleux pour les autres de sortir de leur léthargie pour se hisser tant bien que mal sur la rive devenue hostile à leurs pieds vacillants et leurs estomacs en vrille.

Certain reprenaient vie assez vite, d’autres ne voyaient plus ni la mer ni la terre et nous les déposions avec délicatesse sur un siège de l’autocar en leur glissant une petite bouteille d’eau fraiche (et non salée) entre les mains ?

Et nous, les quelques chanceux au pied marin, nous ne trouvions rien de plus drôle que de terminer nos provisions pendant le trajet du retour : relents de marée ancrés dans nos vêtement, odeurs de charcuterie émanant de nos sacs grand ouverts, effluvent de bon vin rouge … était-ce bien charitable ?

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:46
APRES LES HUITRES

LA PÊCHE EN MER

La Rochelle, ce n’était pas seulement pour une douzaine d’huitres ou un plateau de fruits de mer, c’était aussi : en avant l’aventure, contre vents et marées pour une journée de pêche en mer à bord d’un chalutier ; et, parfois plutôt que ‘haut les cœurs’, c’était ‘les haut le cœur’ !

La plupart de ces sorties en mer nous les faisions en groupe, des ‘voyages organisés’ par le Comité d’Entreprise de la MACIF.

De bon matin, bon pied bon œil, nous nous retrouvions sur le parking de la MACIF où un autocar nous prenait en charge jusqu’au vieux port.

Toutes les attentes, toutes les espérances, tous les ‘regardez-moi’ aussi se lisaient dans nos tenues vestimentaires :

Votre grand-père te moi, comme bien d’autres, n’avions pour seul soucis que d’être bien équipés, prémunis ; un bon K-way et des bottes en caoutchouc, un petit sac à dos étanche et basta ; peu nous importait notre ‘look’ en réalité !

Pour d’autres, par contre, et toujours les mêmes, c’était l’occasion de faire un grand étalage de mode marine : pantalon marine, pull marin à rayures sur T-shirt non moins rayé blanc et océan, ciré et chapeau jaune, bottes vernissées ‘ultra brite’ … le tout estampillé de l’incontournable crocodile en logo !

L’habit ne faisant pas le moine, c’était en général ceux-là qui finissaient les premiers vautrés dans les cageots et les nasses après avoir dé-déjeuner par-dessus le bastingage.

Il n’était, en effet pas conseillé (et cela ne l’est pas plus aujourd’hui) de s’embarquer à jeun : au moins, si ton estomac est allergique aux flots, il aura quelque chose à sortir pour le dire !

Le C.E. y pourvoyait et nous offrait, sur la cale du vieux port avant l’embarquement, du café et des viennoiseries avec largesse ; bon, c’était malgré tout compris dans le prix de la sortie.

Le plus souvent, ces journées étaient incomparables et nous en profitions à fond avec nos inséparables jumelles.

Se laisser bercer par le roulis, s’envelopper des embruns, humer l’iode et la brise, écouter les cris des mouettes dans le jour naissant, on ne pouvait rêver plus agréable voyage !

Jouer les apprentis pêcheurs en démêlant nos lignes, décidément facétieuses, enrouler, dérouler les moulinets … aie ! « Comment tu fais quand t’es gaucher ? » disait votre grand-père ; « Tu fais marcher ton cerveau gauche et ta main droite suivra » répondait, moqueur, le marin-pêcheur.

Nous nous amusions bien ; nous, c’est-à-dire les quelques cinq ou six qui ‘tenaient la mer’ car, au fil du temps les petits déjeuner passaient par-dessus bord et leurs propriétaires s’affalaient sur le pont arrière !

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 13:22
BLOG EN PAUSE

Même si ce n'est pas déjà l'été et les 'grandes vacances' ... m'en fou, j'suis retraitée!!!

J'éprouve l'irrépressible besoin d'aller sous d'autres cieux que le plafond de ma maison me refaire une santé ... un bon mois sans doute à être absente de la toile et des blogs = pas de publication et pas de visites chez les copines: là où je vais je n'emmène pas mon ordinateur ... d'ailleurs pas sûr qu'il y est la Wiffi.

@+ donc ...mais 'ce n'est qu'un au revoir' mes amies!

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Bienvenue Chez Simone

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